Sénégal : Fin de mission pour Pape Thiaw après le naufrage du Mondial

Le rêve s’est brisé à quatre minutes de la fin. En menant 2-0 contre la Belgique en 16ᵉ de finale du Mondial 2026, le Sénégal tenait sa qualification. Mais au sortir de la rencontre, les Lions de la Teranga étaient éliminés 3-2 après prolongation. Une sortie cruelle, suivie d’une décision immédiate : dans la nuit de samedi à dimanche, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a annoncé se séparer de Pape Thiaw et de l’ensemble de son staff technique.
Arrivé à la tête de la sélection fin 2024, le technicien de 45 ans n’aura passé que dix-huit mois sur le banc. Dans un communiqué, le comité exécutif de la FSF indique avoir engagé la procédure de départ du sélectionneur. Le président Abdoulaye Fall doit s’exprimer lundi en conférence de presse pour détailler les raisons de ce choix et tracer les contours de l’après-Thiaw.
Le bilan américain est maigre pour une équipe habituée à mieux. Battus d’entrée par la France (3-1) puis par la Norvège (3-2), les Lions s’étaient relancés avec un large succès 5-0 contre l’Irak, réduit à dix. Mais le match contre la Belgique a tout effacé. Après avoir dominé jusqu’à la 86ᵉ minute, les Sénégalais ont craqué et quitté la compétition dès les 16ᵉ, eux qui avaient atteint les huitièmes quatre ans plus tôt au Qatar.
C’était leur quatrième participation à une Coupe du monde.Le paradoxe de ce départ tient à ce qui s’est passé quelques mois plus tôt. Sous la direction de Pape Thiaw, le Sénégal avait pourtant remporté la CAN en janvier dernier. Un sacre qui aurait dû ouvrir un nouveau cycle. Mais cette victoire a été entachée par une décision de la CAF qui, au terme d’une finale chaotique, a attribué le titre au Maroc sur tapis vert.
Avec ce départ, le Sénégal ouvre une nouvelle page. La Fédération doit désormais trouver le profil capable de relancer une équipe qui demeure l’une des plus talentueuses du continent, mais qui a montré ses limites mentales au plus haut niveau. La prise de parole de ce lundi sera décisive pour comprendre la direction que souhaite imprimer Abdoulaye Fall.
Marcelle NTONGONO



