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Recherche spatiale : Un Sénégalais au cœur de la gouvernance scientifique mondiale‎

Le Sénégal s’invite désormais dans les instances où se pense l’exploration spatiale mondiale. La nomination de Maram Kairé au comité éditorial de Deep Space Exploration marque une étape stratégique pour un pays qui veut compter dans la production scientifique internationale.




‎Le Sénégal vient de franchir un seuil symbolique dans son ascension spatiale. Le 3 septembre 2026, à Hefei, en Chine, Maram Kairé, directeur général de l’Agence sénégalaise d’études spatiales (ASES), a été nommé Associate Editor de la nouvelle revue scientifique Deep Space Exploration. Une distinction rare, qui inscrit le pays dans le cercle restreint des acteurs impliqués dans la recherche sur l’espace lointain.



‎La nomination a été officialisée lors de l’International Deep Space Exploration Conference 2026, où la revue a été lancée sous l’égide de l’International Deep Space Exploration Association. Pour constituer son premier comité éditorial, la Chine a réuni une soixantaine de scientifiques venus d’une vingtaine de pays, de l’Asie aux Amériques, en passant par l’Europe et l’Afrique. Parmi les institutions partenaires figure notamment le Harbin Institute of Technology, référence mondiale dans le domaine.




‎En tant qu’éditeur associé, Maram Kairé aura la responsabilité d’évaluer les travaux soumis à publication, un rôle clé dans la validation des recherches sur les technologies innovantes, les missions d’exploration et la gouvernance de l’espace. Une mission qui s’inscrit dans la trajectoire d’un ingénieur et astronome déjà bien identifié : né à Dakar, il dirige l’ASES depuis sa création en 2023 et a piloté trois missions d’observation d’astéroïdes pour la NASA. L’Union astronomique internationale a même attribué son nom à un astéroïde, (35462) Maramkaire, une reconnaissance rare pour un scientifique africain.



‎Dans une réaction relayée par Le Soleil, l’intéressé a tenu à élargir la portée de cette nomination. Pour lui, il s’agit d’un signal adressé à la jeunesse et à la communauté scientifique du continent : le Sénégal n’est plus seulement utilisateur de technologies spatiales, il entend désormais participer à leur conception.



‎ Cette ambition s’inscrit dans une stratégie nationale assumée. Depuis le lancement de son premier satellite GaindéSat‑1A en 2024, le pays multiplie les partenariats internationaux et cherche à se positionner comme un acteur crédible de la production de connaissances. La présence de Maram Kairé dans les instances mondiales n’est d’ailleurs pas isolée. Quelques mois plus tôt, il rejoignait le Conseil consultatif mondial sur l’avenir du secteur spatial de Seraphim Space.Deux engagements distincts qui rappellent que le Sénégal veut être présent là où se décide l’avenir de l’espace.



‎Difira NKOMO ELLA

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