Mondial U20 féminin : L’Afrique débarque en Pologne avec quatre sélections

Les nations africaines arrivent avec des ambitions contrastées, mais une volonté commune de bousculer la hiérarchie mondiale.
Ce 5 septembre s’ouvre la Coupe du Monde féminine U20 en Pologne et quatre nations africaines sont du voyage. Deux vétérans, deux petites nouvelles, et une même envie, celle marquer les esprits.
Commençons par la valeur sûre : Le Nigéria, c’est l’aristocratie du football féminin africain. Présentes depuis la toute première édition en 2002, deux fois finalistes, les Falconets connaissent la musique. Cette fois encore, elles visent le titre qui leur échappe depuis toujours. Leur groupe F ? L’Espagne, la Chine, la Nouvelle-Calédonie. Rien d’insurmontable pour ces habituées.
Le Ghana, lui aussi, est désormais un pilier. Les Black Princesses enchaînent les participations avec la régularité des grandes. Leur expérience sera précieuse dans un groupe C corsé, face à la France, la Corée du Sud et l’Équateur. Elles sont attendues au tournant.
Puis viennent les outsiders, coté africain, le Bénin, d’abord. Jamais les Amazones n’avaient atteint ce niveau. Elles y sont parvenues après avoir éliminé la Côte d’Ivoire, mastodonte du continent, sur un cumulé de 5-2. Portées par Romaine Gandonou, meilleure buteuse des éliminatoires avec 14 réalisations, elles ouvriront même le bal du tournoi face au Mexique en tant que premier pays africain à entrer en lice.
La Tanzanie complète ce quatuor en étant ce second outsider avec cette première qualification. Menées 3-1 par le Cameroun à l’aller, les Tanzaniennes ont renversé la table au retour (2-0) pour décrocher leur billet. Le sort les a placées dans le groupe B, sans doute le plus relevé avec le Brésil, l’Angleterre et le Canada. La jeune équipe sera à l’épreuve du feu, dès l’entrée.
Quatre équipes pour deux experiences. D’un côté, l’expérience tranquille du Nigéria et du Ghana, de l’autre, l’audace fraîche du Bénin et de la Tanzanie. Ensemble, ces quatres selections racontent un football africain qui grandit, se diversifie, et n’a plus peur de personne.
Le tournoi passe désormais à 24 équipes, toutes pleines de rêves et d’ambitions. Et si la vraie victoire de l’Afrique, cette année, était déjà d’être là, quatre fois, avec quatre histoires à défendre ?
Difira NKOMO ELLA



