Ghana : Lancement de la première usine textile « zéro déchet »

Le président John Dramani Mahama a inauguré vendredi 28 août la Northshore Apparel Ghana Limited à Savelugu. Un investissement de 6,69 milliards FCFA qui vise 30 000 emplois et veut freiner l’exode des jeunes vers le sud.
Le vendredi 28 août 2026, le président John Dramani Mahama a coupé le ruban de la Northshore Apparel Ghana Limited. L’usine est installée à Savelugu, dans la Région du Nord. Un site de 6,69 milliards FCFA présenté comme le premier hub de production textile régénératif et zéro déchet du Ghana. La particularité est qu’il est entièrement détenu par des capitaux ghanéens. Plus de 2 300 emplois directs ont déjà été créés sur le site. A pleine capacité, l’usine vise jusqu’à 30 000 postes pour les jeunes de la région.
La production sera majoritairement destinée à l’exportation. L’ambition vise à faire du nord du Ghana un pôle industriel compétitif et non plus une zone de départ. Le projet a pu voir le jour grâce à un montage solide. La Ghana Exim Bank, la banque allemande KfW et l’Agricultural Development Bank ont assuré le financement. De quoi rassurer les investisseurs et prouver, selon le chef de l’Etat, que l’industrialisation du nord est possible. Lors de l’inauguration, John Dramani Mahama a salué une rupture. « Northshore a réduit à néant tous les arguments sur les facteurs de production », a-t-il déclaré. Pour lui, énergie, logistique et main-d’œuvre ne sont plus des freins dans cette partie du pays.
Northshore s’inscrit dans la vision gouvernementale d’une « économie 24h/24 ». Mais l’enjeu dépasse le textile. Depuis des années, des milliers de jeunes quittent le nord pour Accra et le sud, faute d’opportunités. Avec ce hub, l’Etat veut inverser la tendance : créer de la valeur sur place, retenir les talents et rééquilibrer le développement. Si l’objectif des 30 000 emplois est atteint, Savelugu pourrait devenir le premier bassin industriel du nord ghanéen. Et donner au Ghana un nouvel atout pour exporter du « made in Ghana » à grande échelle.
Marcelle NTONGONO



