Économie

CEDEAO : Le lancement de l’Eco maintenu pour 2027

La monnaie unique ouest-africaine tient toujours pour 2027. Le 7 septembre 2026, l’instance de la CEDEAO chargée de suivre la convergence économique a jugé l’échéance encore atteignable, à condition d’accélérer.

Réuni en visioconférence pour sa 14e session, le Conseil de convergence a examiné la santé économique de la région avant de trancher que « lancer l’ECO en 2027 reste jouable ». Dans la foulée, il a demandé à la Commission de convoquer « sans délai » le groupe de travail du président.
Le verdict s’appuie sur deux réunions techniques rapprochées avec les gouverneurs des banques centrales le 4 septembre, puis les comités macroéconomiques de la CEDEAO et de l’Agence monétaire ouest-africaine (WAMA) du 31 août au 2 septembre. Même objectif à chaque fois, mesurer les progrès des États et lister ce qui manque.
En réalité, l’élan de cette volonté remonte au sommet de Lungi, le 19 juillet. Les chefs d’État y ont confirmé 2027, mais avec un bémol décisif : la monnaie démarrera d’abord avec les seuls pays prêts, les autres rejoignant le dispositif plus tard. Une manière, au fond, de tenir la date sans attendre les retardataires.
Sur ce dossier, Bassirou Diomaye Faye, président en exercice de la CEDEAO, a fait de l’ECO une priorité de son mandat. Fin août, il recevait d’ailleurs son compatriote le général Birame Diop, à la veille de sa prise de fonctions à la tête de la Commission (2026-2030).
Reste que le plus dur est devant. L’Afrique de l’Ouest additionne plusieurs monnaies : le franc CFA de l’UEMOA, mais aussi le naira, le cedi, le franc guinéen, le dalasi, le leone, le dollar libérien et l’escudo cap-verdien. La Guinée discute, mais tient à sa monnaie. Et le départ du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO restés, eux, dans l’UEMOA laisse leur place dans le futur système en suspens.
Au bout du compte, cette révolution déjà repoussé plusieurs fois, sauve son échéance en démarrant à plusieurs vitesses.

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Difira NKOMO ELLA

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