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Ouganda : L’ADN de Paul Job Kafeero clôt 19 ans de conflit sur son héritage

Les laboratoires gouvernementaux ougandais viennent de publier les résultats des tests ADN dans l’affaire de la succession de Paul Job Kafeero. Sur 25 personnes analysées, seules 4 ont été reconnues comme enfants biologiques du musicien. Les 21 autres n’ont aucun lien de filiation et perdent donc tout droit à réclamer une part de l’héritage.


‎ Les noms validés sont Simon Peter Kafeero, Elizabeth Nagawa, Thomas Kafeero et Benedict Kafeero. Ils figuraient déjà dans une expertise de 2019, mais celle-ci avait été rejetée par une partie de la famille et n’avait pas permis de trancher. Pour arriver à ces conclusions, la justice a dû autoriser une mesure exceptionnelle.


‎Le 1er juin 2026, la dépouille de Paul Job Kafeero a été exhumée. Des médecins légistes accompagnés de la police scientifique ont prélevé des échantillons d’os et de tissus. Ces prélèvements ont ensuite été comparés à l’ADN des prétendants. Selon les autorités, il s’agissait du seul moyen de mettre fin à un conflit qui divisait la famille depuis près de 20 ans. Ce conflit a commencé en mai 2007, à la mort du chanteur à 36 ans des suites d’une insuffisance rénale.


‎Paul Job Kafeero est une figure de la musique traditionnelle ougandaise. Il a laissé derrière lui des terrains, des maisons et des droits d’auteur estimés à plusieurs milliards de shillings ougandais. Dès lors, de multiples revendications sont apparues et le dossier est resté bloqué devant les tribunaux.


‎L’annonce des résultats a provoqué des scènes contrastées. Certains des exclus sont partis en larmes, les héritiers reconnus ont parlé de la fin d’un long combat. Au-delà de cette famille, le dossier relance en Ouganda les discussions sur l’usage des tests de paternité et sur le traitement judiciaire des successions.


‎Marcelle NTONGONO

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