Côte d’Ivoire-Guinée : Vers une coopération plus renforcée

Reçu en visite d’État à Abidjan, le président guinéen Mamadi Doumbouya a rencontré son homologue ivoirien dimanche 13 septembre. Au menu de leurs échanges : mines, agriculture, sécurité et formation, avec l’ambition commune de transformer une relation historique en partenariat économique concret.
La Côte d’Ivoire et la Guinée veulent donner un tour nouveau à leurs relations bilatérales. Alassane Ouattara et Mamadi Doumbouya se sont entretenus le 13 septembre à Abidjan, dans le cadre de la visite d’État du chef de l’État guinéen.
Les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de resserrer les liens entre leurs pays, avec des discussions portant sur l’économie, le commerce, la politique, la sécurité et la formation. Des secteurs de coopération qu’ils entendent désormais diversifier.
Pour Alassane Ouattara, les relations entre Abidjan et Conakry s’appuient sur des fondations historiques solides. Le chef de l’État ivoirien a insisté sur la proximité entre les deux peuples, qu’il qualifie de « frères et amis ». Un rapprochement qui intervient alors que les deux pays cherchent à mieux exploiter leurs complémentarités économiques.
Miser sur les mines et l’agriculture
Sur le terrain économique, Mamadi Doumbouya juge que les échanges commerciaux entre la Guinée et la Côte d’Ivoire restent en deçà du potentiel des deux économies. Les mines et l’agriculture apparaissent comme des secteurs particulièrement prometteurs.
D’un côté, la Guinée s’appuie sur d’importantes réserves minières. De l’autre, la Côte d’Ivoire dispose d’une économie diversifiée et d’un savoir-faire reconnu dans l’agriculture et le commerce. Selon les deux chefs d’État, approfondir ces échanges ouvrirait de nouvelles opportunités pour les entreprises comme pour les populations des deux pays.
Mamadi Doumbouya a par ailleurs plaidé pour davantage de coopération Sud-Sud, appelant les pays africains à construire des réponses communes face aux défis du continent.
Sécurité et formation, autres chantiers du rapprochement
Au-delà de l’économie, la coopération entre Abidjan et Conakry pourrait s’étendre aux questions sécuritaires. Un enjeu de taille dans une Afrique de l’Ouest confrontée à plusieurs foyers d’instabilité. La formation figure également parmi les priorités identifiées par les deux présidents, avec l’objectif de renforcer les compétences et de multiplier les échanges entre les deux pays.
Cette rencontre marque en définitive la volonté d’Abidjan et de Conakry de dépasser leurs liens historiques pour bâtir une coopération plus concrète, tournée vers leurs intérêts économiques et stratégiques communs.
Andréa



