Santé

Burkina Faso : Plus de 18 médicaments traditionnels désormais homologués‎‎

Au Burkina Faso, la médecine traditionnelle gagne du terrain institutionnel. Avec plus de 18 médicaments désormais homologués, le pays franchit une étape décisive vers l’intégration encadrée de ses savoirs thérapeutiques dans le système national de santé.


Le Burkina Faso renforce l’intégration de la médecine traditionnelle dans son système de santé. Le pays compte désormais plus de 18 médicaments traditionnels homologués, reconnus pour leur utilisation et validés par les autorités sanitaires, a annoncé le ministère de la Santé.


‎L’information a été rendue publique mardi par Mariam Bagagnan, directrice de la médecine traditionnelle et alternative, à l’occasion de la 14ᵉ Semaine nationale de la médecine traditionnelle et alternative, organisée à Manga, dans la région du Nazinon. L’événement, qui se tient du 31 août au 5 septembre, coïncide avec la 24ᵉ Journée africaine de la médecine traditionnelle.


Cette avancée s’inscrit dans la volonté des autorités burkinabè de mieux encadrer un secteur largement utilisé par la population. L’homologation vise à garantir la qualité, la sécurité et l’efficacité des produits issus de la pharmacopée locale, tout en renforçant leur reconnaissance institutionnelle.


‎La médecine traditionnelle occupe en effet une place centrale dans les pratiques de soins au Burkina Faso : plus de 80 % de la population y aurait recours, selon les autorités sanitaires. Face à cette réalité, le gouvernement cherche à structurer davantage le secteur, à professionnaliser les acteurs et à contrôler les produits mis sur le marché.



‎Placée cette année sous le thème de l’introduction des médicaments traditionnels améliorés dans les directives nationales de prise en charge des maladies, la Semaine nationale ambitionne de définir les conditions d’une meilleure intégration de ces produits dans le système de santé, en tenant compte des exigences scientifiques et réglementaires.


‎Pour les autorités, il ne s’agit pas d’opposer médecine moderne et médecine traditionnelle, mais de rapprocher les savoirs ancestraux de la recherche scientifique afin de mieux protéger les patients et de valoriser un patrimoine thérapeutique riche.


‎ Andréa


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