Santé

Sénégal : Implantation des premiers pacemakers sans sonde d’Afrique de l’Oues

Le 17 juillet 2026, l’Hôpital général Idrissa Pouye de Dakar a implanté les sept premiers stimulateurs cardiaques sans sonde d’Afrique de l’Ouest, positionnant durablement le Sénégal sur la carte médicale.


‎Approuvée par la Food and Drug Administration américaine en avril 2016, implantée depuis chez plus de 300 000 patients à travers le monde, la stimulation cardiaque sans sonde vient d’arriver en Afrique de l’Ouest. La semaine écoulée, à l’hôpital général Idrissa Pouye (HOGIP) de Grand-Yoff, à Dakar, où sept patients ont été implantés gratuitement au cours d’une mission de cinq jours. Une première sous-régionale, révélée par l’Agence de presse sénégalaise.


‎S’il a fallu dix ans d’écart avec les confrères occidentaux, ce chiffre mesure moins un retard qu’un obstacle franchi. Selon la Société panafricaine de cardiologie, dans EP Europace, le taux médian d’implantation de stimulateurs en Afrique s’établit à 2,66 par million d’habitants et par an. Environ deux cents fois moins qu’en Europe. Dans une région où la stimulation conventionnelle est déjà rare, passer directement à la dernière génération n’est pas un rattrapage, mais un saut.

‎Le registre international de suivi du dispositif fait état de 4,5 % de complications majeures à cinq ans, contre 8,5 % à trois ans pour les systèmes transveineux, sans aucune explantation pour infection. Avec une autonomie annoncée jusqu’à vingt ans, les remplacements s’espacent d’autant.

‎Mais le véritable acquis de la semaine n’est pas dans les sept capsules posées. Il est dans l’équipe qui les a posées. La mission, organisée par la Société sénégalaise de cardiologie avec des spécialistes français et des partenaires industriels, s’est déroulée en deux temps : une formation, puis la certification des praticiens sénégalais, encadrée par des équipes de l’Hôpital européen Georges-Pompidou de Paris et du CHU de Lille.

Pour le chef de mission, le professeur Simon Sartre, de l’Université de Nantes, l’ancrage de la technologie dans un programme académique constitue « la clé du succès » , la condition pour que la compétence reste au Sénégal après le départ des experts. Il s’agira concrètement de traiter les patients à Dakar plutôt que de les évacuer à l’étranger, un plateau technique étant désormais homologué.


‎L’horizon est régional. La première phase de la mission a formé des cardiologues venus de cinq pays africains, et Dakar ambitionne de devenir un centre d’excellence sous-régional en stimulation de nouvelle génération , un relais de formation pour des voisins qui, pour la plupart, n’implantent presque pas. Reste le verrou du coût, que les observateurs, comme les praticiens, espèrent Le plus bas possible.

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Difira

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