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Kénya : Le projet de raffinerie Dangote se précise

L’Afrique de l’Est importe encore l’essentiel de ses carburants raffinés. Face à une demande en hausse tirée par les transports, l’urbanisation et l’industrie, Dangote veut inverser la tendance. Ce 7 juillet 2026, le groupe nigérian a détaillé son plan : construire une raffinerie de 700 000 barils par jour sur l’île de Lamu, au Kenya.


‎Le choix du Kenya est désormais acté alors que la ville portuaire de Tanga, en Tanzanie, était encore évoquée il y a quelques mois. « Le Kenya était le choix depuis le départ », a déclaré Edwin Devakumar, vice-président pétrole et gaz de Dangote Industries. Le groupe justifie cette décision par des critères d’infrastructures, de logistique et de débouchés. Sur place, le projet entre dans le concret. Le site a été sélectionné, les tests de sol sont en cours et les études d’ingénierie ont démarré. La construction devrait durer environ trois ans.


‎Sur le plan financier, Dangote n’a pas communiqué de détail sur la répartition. Mais le montage reposera sur trois leviers : la trésorerie interne du groupe, des émissions obligataires et le produit d’une introduction en Bourse. Le coût exact n’a pas été donné non plus. Le groupe parle seulement d’un montant « comparable à Lekki ».


‎ Pour référence, la raffinerie nigériane de 650 000 barils par jour, mise en service en 2024, a coûté plus de 20 milliards USD, soit environ 12 000 milliards FCFA. Dangote prévoit par ailleurs de porter la capacité de Lekki à 1,4 million de barils par jour.


‎Avec 700 000 barils par jour, la raffinerie de Lamu deviendrait la plus grande d’Afrique de l’Est. Elle est destinée à approvisionner le Kenya et les pays voisins afin de réduire la facture d’importation de produits raffinés. Mais l’exécution reste l’enjeu principal. Le précédent de Lekki a montré les limites de ce type de projet : plusieurs années de retard, des surcoûts, des problèmes de change et des défis techniques.


‎ Deux incertitudes demeurent encore pour Lamu : l’origine du pétrole brut qui alimentera la raffinerie et le calendrier exact de mobilisation des financements. Des précisions attendues dans les prochains mois.


‎Marcelle NTONGONO

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