Économie

Cuivre : Le métal draine 90% des investissements miniers verts en Afrique‎

L’Agence internationale de l’énergie a publie son rapport « World Energy Investment 2026 ». Le document confirme une tendance lourde : depuis 2016, le cuivre concentre l’essentiel des investissements africains dans les minerais critiques.


‎Le métal rouge s’impose comme la base de l’électrification mondiale. Il équipe les câbles électriques, les moteurs, les éoliennes, les panneaux solaires et les batteries de véhicules électriques. L’AIE projette une hausse de 40% de la demande mondiale de cuivre d’ici 2040. Le continent africain détient environ 20% des réserves planétaires. Un atout stratégique majeur.


‎Cette dynamique se traduit par une envolée des dépenses sur les projets « greenfield ». Il s’agit de mines développées sur des sites vierges, sans aucune infrastructure préexistante. Les investissements sont passés de 2 100 milliards FCFA soit 3,5 milliards USD en 2016 à plus de 4 200 milliards FCFA en 2024. La croissance a donc doublé en 8 ans. Le cuivre représente à lui seul plus de 90% de cette hausse.


‎La République démocratique du Congo et la Zambie captent la majeure partie de ces capitaux. Les deux pays partagent la ceinture cuprifère d’Afrique centrale, l’une des plus riches au monde. Les investisseurs privilégient ces zones où le métal est déjà exploité et les gisements confirmés.


‎Le défi reste d’orienter ces flux vers un développement durable. Les besoins en infrastructures, la stabilité fiscale et le cadre politique conditionnent la capacité de Kinshasa et Lusaka à transformer ce boom minier en bénéfices concrets pour les populations.


‎Marcelle NTONGONO

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