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Transition : « le bilan est largement positif » (laurence Ndong)

Dans cette interview, la Ministre de la Communication et des Médias, Laurence Ndong fait le bilan des dix-huit derniers mois du Comité de Transition pour la restauration des institutions (CTRI) et du Gouvernement, qu’elle juge largement positif sur les plans politique, économique et social. Elle présente aussi les grandes évolutions dans l’écosystème médiatique faisant du Gabon au pays qui garantit la liberté d’expression et l’accès à l’information.

1.Bonjour Madame, vous avez été nommée Ministre des Nouvelles Technologies et de la Communication dans le gouvernement Ndong Sima 1 et avez pris vos fonctions le 09 septembre 2023 suite à la prestation de serment des ministres.   La présidentielle approche à grands pas, marquant également l’heure du bilan. Selon vous, quels sont les principaux accomplissements du Gouvernement de Transition et du CTRI ? 

Il est difficile d’établir le bilan exhaustif de l’immense chantier auquel nous nous sommes attaqués au cours des 18 derniers mois. Nous avons hérité d’un pays exsangue et dont le dénuement général était perceptible. Nous pouvions le mesurer à travers la détresse de nos compatriotes qui se traduisait par une forte contestation vis-à-vis de l’ancien régime.

Sous l’autorité du président de la République, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, de nombreuses réformes ont été menées par le Gouvernement de la Transition et le bilan est largement positif. On peut observer que notre pays est en chantier et cela est visible sur le plan infrastructurel, par exemple, avec la construction et la réhabilitation du réseau routier, des écoles et des hôpitaux à travers le pays. Il y a aussi la création de la nouvelle compagnie aérienne Fly GABON, l’acquisition d’Assala dans le domaine pétrolier et le retour de la SNBG dans le giron de l’État en ce qui concerne le secteur forestier. On ne peut ne pas citer la réservation des marchés publics de moins de 150 millions aux PME gabonaises et la création de la Banque du Commerce et de l’Entrepreneuriat du Gabon (BCEG).

Sur le plan social, on peut noter, entre autres, la création d’emplois avec le recrutement de plus 26 500 compatriotes à la Fonction Publique, le rétablissement des bourses d’études pour les élèves des lycées et collèges, près de 11 milliards de FCFA mis à la disposition des universités, l’arrimage des pensions retraites, le paiement des rappels solde, la réouverture des concours aux grandes écoles publiques, la reprise des mises en stage. Autant d’actions qui ont permis l’amélioration des situations des Gabonais.

Des avancées sont également visibles dans le domaine politique où le pays s’est doté d’une nouvelle Constitution, d’un nouveau Code électoral complétés par une batterie de lois anti-corruption et en faveur de la surveillance financière, avec un effet vertueux sur le cycle de la dette. 

Enfin, le domaine diplomatique n’est pas resté en marge de cette dynamique, bien au contraire. Porté par le président de la Transition, président de la République, Chef de l’État, notre pays a marqué sa présence sur la scène internationale en renforçant des partenariats stratégiques et en renouvelant son engagement envers la coopération régionale et internationale tout en renforçant son leadership dans le domaine environnemental.

Aujourd’hui, sans risque de se tromper, les Gabonais qui se sont majoritairement rendus solidaires du Gouvernement de la Transition dans son engagement à transformer le Gabon, sont à nouveaux fiers de leur pays. Et c’est cela qui a été traduit dans les résultats du Référendum avec un score de 91,60% en faveur du OUI.

2.Restaurer les institutions en matière de communication implique des aspects juridiques, humains, techniques, matériels et financiers. Au sujet de ces grands chantiers et du moment où la transition tire à sa fin, quel bilan objectif peut-on faire de votre secteur ?

A l’instar des autres secteurs ministériels, le département de la Communication et des Médias a souffert ces dernières années d’une insuffisance de ressources budgétaires, notamment en matière de crédits de fonctionnement et d’investissement, qui se caractérisait, à la prise de fonction du nouveau Gouvernement, par la démotivation des personnels due à une détérioration des conditions de travail, d’une part, et  l’insuffisance et l’obsolescence des équipements de production, diffusion, transmission, moyens roulants, mobiliers et informatiques…, d’autre part.

C’est fort de ce constat que, sous les très hautes instructions du président de la République, nous avons déployé une stratégie et un plan d’actions articulé autour de cinq axes d’intervention.

Le premier axe consiste à arrimer l’audiovisuel et le cinéma aux meilleurs standards internationaux pour en faire des secteurs productifs de notre économie.

A ce titre, de nombreuses actions ont été mises en œuvre au bénéfice de l’administration centrale et des entités sous tutelle.

En effet, le recrutement de 500 nouveaux fonctionnaires a permis le renforcement et le redéploiement des personnels dans les différents services. De même, la revalorisation et l’arrimage des bas salaires au niveau du Revenu minimum mensuel (RMM) ont permis une amélioration des conditions de vie et de travail des personnels du secteur.

Cet effort en matière de rémunération a été renforcé par la mise en œuvre d’un programme de formations et de renforcement des capacités. Tout au long de l’année, des formations ont été organisées sur les thèmes suivants : Journalisme et Reporters d’Image, Journalisme environnemental, Journalisme de solutions, Ethique et Désinformation, et Fact Cheking. Le dernier atelier de renforcement des capacités s’est tenu le 19 mars 2025 en partenariat avec le PNUD. Il portait sur « la lutte contre la désinformation en période électorale ».

Pour améliorer les contenus de nos médias publics et permettre la création d’un marché vertueux qui fera en sorte que les producteurs locaux voient leurs œuvres enrichir les grilles de programmes, nous avons conçu les Journées des Contenus Audiovisuels (JCAV) qui auront lieu chaque année. En prélude, des ateliers de préparation des JCAV ont été organisés. Ils ont consisté en l’analyse des grilles de programme existantes, l’élaboration des grilles de programmes objectivés et des termes de références de ces journées. Nous connaissons avec exactitude nos besoins et savons donc ce que nous attendons des producteurs. Il y a bien sûr de la place pour que ces derniers nous proposent des contenus innovants auxquels nous n’aurions pas pensé. Tout ceci aura pour résultat une amélioration significative des grilles de programmes dans les médias publics. Et les médias privés invités aux JCAV ne seront pas en reste.

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Enfin, durant l’année écoulée, l’appui à la production cinématographique a permis l’accompagnement de 12 productions nationales pour un montant global de plus de 82 millions de FCFA par l’Institut Gabonais de l’Image et du Son (IGIS). Certaines de ces productions ont été primées dans des festivals internationaux.

La restructuration de l’Agence Gabonaise de Presse (AGP) est un élément clé de notre stratégie surtout en ce qui concerne la lutte contre les désordres de l’information. La présence dans l’écosystème d’une agence de presse fiable et crédible est indispensable pour que les médias aient les bonnes informations au bon moment. Ainsi, l’AGP a diversifié ses offres, en créant notamment, « AGP Audiovisuel », « AGP Flash » qui est un mécanisme d’alerte infos.  Le renforcement des effectifs et des équipements de l’AGP,  la réhabilitation des bureaux provinciaux et du Desk central à Libreville ainsi que la signature des conventions avec d’autres agences de presse en Afrique et dans le monde, concourent à cet objectif.

Le deuxième axe porte sur la réhabilitation et l’extension de la couverture audiovisuelle nationale.

Dans le cadre de ses missions de service public, le Ministère de la Communication et des Médias a procédé à l’extension de la couverture nationale en radio et télévision. Lors de notre entrée en fonction, cette couverture n’était que de 22% depuis l’existence de la télévision et de la radio dans notre pays.  Grâce à l’acquisition de nouveaux équipements par Télédiffusion du Gabon (TDG) et aussi à la faveur de la création du Groupement d’Intérêt Public Poste-Télédiffusion-Services Universels (GIP-PT-SU), nous sommes aujourd’hui à 66% de taux de couverture nationale. Soit une augmentation de 44% en une année. Nous allons recevoir, dans les prochains jours, des équipements pour couvrir en télévision, radio et Internet 40 villages courant cette année 2025, après avoir couvert 33 localités en 2024.

Le troisième axe qui concerne la transition numérique des médias et le soutien à la presse privée est également mis en œuvre. Des services de communication digitale ont été mis en place dans tous les médias publics et cela se voit par leur présence effective sur les plateformes numériques.  

Cette transition numérique passe aussi et surtout par le démarrage du processus de migration vers la Télévision Numérique Terrestre (TNT). Sur ce dossier, notre pays a accumulé dix ans de retard et au moment de la mise en place du premier Gouvernement de la Transition, il existait un imbroglio juridique qu’il a fallu régler avant toute nouvelle initiative. Aujourd’hui, le dossier a abouti. Un opérateur a été trouvé, les 16 et 17 octobre 2024 nous avons organisé le Forum TNT et Innovations Audiovisuelles, sous le haut patronage de son Excellence M. Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la Transition M. Raymond Ndong Sima. L’objectif était de présenter l’architecture technique à l’ensemble de l’écosystème des médias au Gabon.

Dans le but de soutenir la presse privée, le Gouvernement de la Transition, sur instruction du président de la République, a revalorisé la subvention à la presse écrite et numérique de 150 à 500 millions de FCFA.

S’agissant du quatrième axe, il a pour objectif de réviser et renforcer le cadre législatif et réglementaire.

Afin de coller à l’évolution contextuelle du secteur de la communication et des médias, nous avons procédé, actuellement, à la révision des textes législatifs et réglementaires, notamment le Statut Particulier des fonctionnaires du secteur de la communication et le Code de la Communication. Par ailleurs, étant le Ministère en charge de la Publicité, nous travaillons à doter notre pays d’un Code de la Publicité qui n’existe pas à ce jour. Dans le même élan, nous travaillons à l’élaboration des conventions collectives pour l’ensemble des secteurs de la communication et des médias.

Concernant l’accès à l’information, il est important de relever que désormais il est inscrit à l’article 14 de la nouvelle Constitution élaborée durant le période de Transition. Il sera traduit dans une loi qui lui sera dédiée.

En définitive, l’ensemble de ces actions que nous mettons en œuvre illustrent la volonté du président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema de favoriser le développement de l’écosystème médiatique par un accès universel à l’information.

En effet, la qualité des contenus audiovisuels et cinématographiques, la formation et le renforcement des capacités des professionnels des médias, la redynamisation des services postaux et l’adaptation du cadre juridique aux standards internationaux ont eu pour objectifs de promouvoir la liberté de la presse, renforcer l’inclusion financière et réduire la fracture numérique.

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Cette stratégie a permis à notre pays de faire un bond de 38 places dans le classement 2024 de Reporters Sans Frontières (RSF) relatif à la liberté de la presse, passant de la 94ème à la 56ème place, juste derrière les Etats-Unis d’Amérique.

Le dernier axe vise le désintéressement des épargnants de Poste Bank et la relance de La Poste SA.

Depuis la faillite de la Poste Bank en 2017, aucun gouvernement n’avait pris aucune initiative concrète pour désintéresser les épargnants. Cependant, conformément à la volonté du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) et du président Brice Clotaire Oligui Nguema, de restaurer la dignité des gabonais et d’apporter une solution à la situation des épargnants de Poste Bank SA, nous avons obtenu une allocation de 31 milliards de FCFA répartie sur trois ans, pour le remboursement de l’épargne de la clientèle des personnes physiques. Ainsi, 10 milliards de FCFA ont été inscrits au budget de l’année 2024, 10 milliards en 2025 et 11 milliards devraient être inscrits en 2026.

Ces mesures participent de la dynamique en faveur d’un regain de confiance de la clientèle vis-à-vis de La Poste SA en lien avec sa stratégie de relance qui se décline autour de :

–        La redynamisation des services postaux ;

–        L’inclusion financière ;

–        Le développement des services numériques ;

–        La valorisation de son patrimoine immobilier ;

–        Les services de communication.

3.Madame la Ministre, au cours de ces 18 mois, quels ont été les défis majeurs auxquels vous avez été confrontée, et quelles solutions ont été mises en œuvre pour les surmonter ?

Le premier défi majeur a consisté à redonner confiance aux professionnels du secteur de la communication, en imaginant un plan d’actions ambitieux susceptible d’ouvrir à leur secteur des perspectives de développement à court terme.

L’autre grand défi était la migration vers la TNT et l’extension de la couverture en radio, télévision et internet dans les zones blanches.

Le renforcement des capacités des agents, sont aussi un défi majeur, tout comme la contribution de la Poste SA, déployée sur l’ensemble du territoire, à l’inclusion financière.

Les réponses à ces défis sont sans doute les initiatives les plus structurantes de notre action à ce jour car elles vont permettre à terme : une modernisation de l’ensemble des médias publics ; un renouvellement des équipements productifs ; une remise à niveau des compétences des acteurs du secteur pour une plus grande professionnalisation ; une amélioration significative des contenus audiovisuels et cinématographiques ; une normalisation de nos engagements internationaux auprès de l’UIT et l’UPU ; une plus grande inclusion financière et sociale…

4.     Au même titre que la renaissance d’une compagnie aérienne nationale tant rêvée par les Gabonais, celle d’Africa n°1 a suscité beaucoup d’espoir et de promesses. Où en êtes-vous avec « le Tam Tam de l’Afrique » que vous avez relancé en avril 2024 et dont le chantier de reconstruction du siège semble piétiner ?

Africa n°1 est à nouveau sur les ondes et on peut l’écouter au Gabon sur sa fréquence historique 94.5, grâce à la mise en place depuis le Dialogue National Inclusif (DNI), d’un studio provisoire situé au stade de l’amitié sino-gabonaise. La chaîne est aussi disponible en radiovision sur les réseaux sociaux pour ses nombreux auditeurs à travers le monde.

Il n’a pas été facile de parvenir à ce résultat mais, la ferme volonté du président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Ngeuma, de relancer le tam tam d’Afrique nous a permis aujourd’hui d’entamer la réhabilitation du siège de la radio dont les travaux sont en cours dans le strict respect du calendrier fixé dès le départ. Le chantier d’Africa n°1 ne piétine donc pas du tout.

Par ailleurs, les salaires des agents de la radio ont toujours été versés via une subvention logée dans les lignes budgétaires du Ministère de la Communication et des Médias.

5.      Un autre défi de taille est semble-t-il celui de la préservation de la liberté de la presse et de l’accès équitable au médias publics notamment. Selon certains observateurs on serait retombé dans les mêmes travers, culte de la personnalité, hyper institutionnalisation de l’information, même si d’autres téléspectateurs notent un retour au débat contradictoire notamment à Gabon Télévision ! On entend très peu la Haute autorité de la communication.  Quel est votre baromètre pour juger cette perception ?  Y a-t-il en l’occurrence des initiatives qui ont été prises ou qui sont envisagées pour tenter de réinventer la radio et la télévision gabonaise ?

Je voudrais relever qu’au cours de cette transition, notre pays le Gabon est passé de la 94ème à la 56ème place, juste derrière les Etats Unis d’Amérique (55ème), du classement de la liberté de la presse édicté par Reporters Sans Frontières. C’est une reconnaissance de la communauté internationale des efforts de notre pays en matière de liberté de la presse.

Ce résultat est sans aucun doute la résultante des efforts qui ont été faits par l’ensemble des acteurs du secteur. En effet, le Ministère de la communication et la HAC collaborent étroitement pour garantir la liberté de la presse. L’élection référendaire a été un excellent baromètre de la liberté d’expression puisque la commission d’égal accès aux médias publics a permis aux deux camps de s’exprimer de manière équitable.

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Concernant les initiatives prises pour réinventer la radio et la télévision gabonaise, les JCAV dont nous avons déjà organisé les ateliers préparatoires, et qui ont permis d’objectiver des nouvelles grilles de programmes vont assurément contribuer à améliorer la qualité de la radio et de la télévision dans notre pays.

Toujours au titre des améliorations et des innovations, on peut citer des nouveaux programmes tels que « le journal en langue locale » sur Gabon Première et le concept de radio mobile initié par Radio Gabon qui permet une délocalisation de ses programmes pour se rapprocher des auditeurs. On peut aussi citer la caravane baptisée « où que vous soyez, nous sommes avec vous » dont le lancement s’est fait le 20 mars dernier. Cette caravane consiste à distribuer des postes de radio rechargeables au courant électrique et à l’énergie solaire à des populations qui ne peuvent s’informer que par la radio. C’est ainsi que l’association des aveugles et amblyopes du Gabon et personnes âgées du service de gériatrie de l’hôpital de Melen ont été les premiers bénéficiaires.

6.     La formation des journalistes gabonais est encore aujourd’hui une nécessité. Qu’en est-il de l’école de journalisme dont le site existe, mais les cours n’ont jamais débuté dans un contexte qui impose des formations de tous les professionnels des médias pour s’adapter aux nouvelles technologies et aux défis contemporains ?

La problématique de la formation des journalistes est très importante. Elle l’est d’autant plus dans le nouveau contexte de modernisation de nos médias publics, tel que je vous l’ai déjà décliné. Cependant, la réponse à cette problématique ne réside pas nécessairement dans la création d’une école de journalisme.

En effet, si cette orientation avait été préconisée par le passé, elle mérite aujourd’hui qu’on y regarde de plus près. Notre écosystème est-il assez développé pour absorber des cohortes de journalistes qui sortiraient chaque année d’une école de journalisme ? L’étude réalisée avec le concours de l’UNESCO a montré que non. Très rapidement, les cohortes formées viendraient grossir les rangs des demandeurs d’emplois.

C’est pourquoi nous avons mené la réflexion en faveur d’autres alternatives de formation. En plus des écoles classiques de journalisme de Lille, Dakar et Yaoundé où nous continuerons de former nos journalistes, nous avons imaginé un dispositif complémentaire en négociant avec nos universités et grandes écoles, pour qu’elles ouvrent des filières journalistiques et proposent des formations continues.

Cette orientation à l’avantage d’être moins onéreuse et de présenter une flexibilité à travers ces différents modes de formation. En collaboration avec ces universités et grandes écoles nous préparons des offres de formation diplômantes ou certifiantes qui vont à aux professionnels des médias permettre de relever les nouveaux défis du secteur.

7. Les réformes institutionnelles ont été au cœur de cette Transition. Considérez-vous à ce sujet que la mission est accomplie, ou reste-t-il des points à améliorer ?

Toute œuvre humaine est à parfaire mais les avancées obtenues au cours de cette Transition me permettent de penser que le nouveau corpus juridique et constitutionnel participe de la consolidation de nos Institutions, du renforcement de l’État de droit, de la cohésion nationale et du bien-être des Gabonais.

8. La présidentielle, moment clé pour le « Gabon nouveau », est imminente. Quel message souhaitez-vous adresser aux populations pour les convaincre de voter votre champion, Brice Clotaire Oligui Nguema ?

Il est évident, à moins d’être de mauvaise foi, que le président de la Transition, président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est révélé aux Gabonais comme un homme pragmatique, un bâtisseur soucieux de développer notre pays et d’apporter un mieux-être à ses compatriotes.

Ce que nous avons vu durant cette transition est inédit dans l’histoire récente de notre pays par l’ambition et l’engagement de Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, au service des Gabonais.

J’ai l’intime conviction qu’il a à cœur de faire du Gabon un pays prospère et solidaire en vue de rendre aux Gabonais leur dignité et leur fierté. C’est pour lui donner la force de poursuivre cette ambition et cet engagement pour le Gabon que j’invite le peuple gabonais à voter massivement pour lui afin qu’il soit bien élu au soir du 12 avril 2025.

J’invite le peuple gabonais à la vigilance pour ne pas céder aux sirènes de la division parce que c’est dans l’unité, la concorde et la fraternité que notre pays se construira.

9. Que répondez-vous à ceux qui estiment qu’il n’a pas respecté son engagement de rendre le pouvoir aux civils ?

Le pouvoir issu des élections du 12 avril prochain sera un pouvoir civil dans la mesure où il reposera sur les fondements de la Constitution. Les Institutions que consacre notre Loi Fondamentale sont elles-mêmes civiles. De plus, ce débat a été tranché par le peuple gabonais qui a plébiscité la candidature de Brice Clotaire Oligui Nguema.

10. Et pour conclure, que peut-on souhaiter à Laurence Ndong pour l’avenir ?

Avec l’aide de Dieu, de continuer à travailler de tout mon cœur et de toutes mes forces à l’édification d’un Gabon meilleur pour tous. Cela a toujours été le sens de mon engagement et le demeurera. Je reste disponible, engagée et déterminée au service de mon pays.  C’est enfin notre essor vers la félicité.

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