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Prix Marc Vivien Foé 2026 : Le Malien Mamadou Sangaré au pinacle !

Ce lundi 11 mai, le verdict est tombé sans équivoque : Le Malien Mamadou Sangaré, succède au Marocain Achraf Hakimi au palmarès du Prix Marc Vivien Foé. Le milieu de terrain du RC Lens devient, à vingt-quatre ans, le premier Malien à recevoir cette distinction créée en 2009 sous l’égide de RFI et France 24,et qui récompense le meilleur joueur africain du championnat français Un couronnement historique, attendu depuis que les trois finalistes avaient été dévoilés la semaine dernière.

‎Le score est sans appel : 313 points pour Sangaré, contre 94 pour le Monégasque Lamine Camara et 84 pour le Lyonnais Moussa Niakhaté. Cette suprématie chiffrée atteste d’une domination aussi statistique que qualitative. Mais ce verdict éclatant ne saurait résumer à lui seul le parcours singulier d’un joueur dont la métamorphose tactique fascine.


L’intelligence de jeu comme arme

‎Né le 26 juin 2002 à Bamako, Mamadou Sangaré a été formé à la Yeelen Académie, où l’on se souvient d’abord de l’élève modèle — toujours parmi les premiers de sa classe — avant de remarquer le footballeur. Surnommé « le gaucher » pour sa technique soyeuse, il y régnait en numéro dix offensif, peu enclin aux tâches défensives. Un profil à l’opposé de celui qui allait, quelques années plus tard, s’imposer en Ligue 1.

‎Le tournant s’opère en Autriche, entre Salzbourg et le Rapid Vienne. Confronté aux exigences du jeu de transition et de la récupération, Sangaré révèle une intelligence de jeu hors du commun. « Il n’a pas besoin qu’on lui répète les choses dix fois », témoigne son ancien formateur Mohamed Lamine Fofana. Le meneur se mue alors en relayeur complet : capable de couvrir l’espace sans ballon, de lire les lignes et de protéger sa défense avec la même élégance qu’il impose à son jeu offensif.

‎Débarqué à Lens à l’été 2025, il est immédiatement adopté par le stade Bollaert. Son bilan : vingt-huit matches, trois buts, quatre passes décisives, et une note moyenne de 7,69 sur FotMob. Pierre Sage, son entraîneur, le décrit comme « généreux avec le football », alliant effort et altruisme. Amadou Haïdara, son coéquipier en club et en sélection, le qualifie de « milieu complet », capable d’évoluer en numéro huit ou en sentinelle.

‎Comparé à Seydou Keïta -même pied gauche, même numéro, mêmes origines maliennes- Sangaré assume cette filiation tout en revendiquant sa singularité. Son contrat avec Lens court jusqu’en 2030, et le club l’évalue à au moins cinquante millions d’euros. Qualifié pour la Ligue des champions, l’ancien gamin de Bamako dispose désormais de la scène européenne pour confirmer qu’il n’est pas seulement un lauréat du Prix Marc Vivien Foé, mais un joueur capable de viser encore plus haut.


‎Roget BIÈRE

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