Monde

ONU : Un deuxième Africain en course pour succéder à Guterres

Kampala a officialisé ce dimanche la candidature de son ancien ministre des Affaires étrangères Olara Otunnu au poste de secrétaire général des Nations unies, faisant de lui le deuxième Africain à entrer dans la course après le Sénégalais Macky Sall.

Le suspense autour de la succession d’António Guterres, dont le mandat s’achève le 31 décembre, vient de gagner un nouvel acteur de poids. Le gouvernement ougandais a annoncé la candidature de ancien ministre des Affaires étrangères, Olara Otunnu,75 ans, par ailleurs ancien secrétaire général adjoint de l’ONU. Kampala a par ailleurs appelé les États membres à soutenir sa candidature au perchoir new-yorkais.


‎Cette entrée en lice intervient alors que Macky Sall multiplie de son côté les prises de parole à New York pour défendre sa vision d’une organisation « réformée et plus efficace ». L’ancien président sénégalais s’était positionné en amont sur ce dossier, misant sur son expérience diplomatique continentale.



‎L’entrée d’Otunnu redistribue surtout les cartes pour le continent, qui avait un seul candidat jusqu’ici. L’Afrique de l’Est n’a jamais occupé le secrétariat général de l’ONU, un argument que Kampala devrait faire valoir auprès de l’Union africaine, dont le soutien collectif pèse traditionnellement dans ce type de scrutin. À leurs côtés figurent cinq autres candidats déclarés : Michelle Bachelet (Chili), María Fernanda Espinosa (Équateur), Rafael Grossi (Argentine), Rebeca Grynspan (Costa Rica), Carolyn Rodrigues-Birkett (Guyana).



‎Reste à savoir si l’Afrique parviendra à s’unir derrière une seule candidature ou si la concurrence entre Dakar et Kampala affaiblira ses chances face aux autres prétendants.

Lire Aussi:  Le Rwanda accepte d'accueillir 250 migrants expulsés des États-Unis

Les 15 membres du Conseil de sécurité se réuniront le 30 juillet pour un premier vote à bulletins secrets, afin d’indiquer leur préférence parmi les différents prétendants. Ce premier vote informel n’a pas valeur de décision : il ouvre une série de consultations internes destinées à mesurer progressivement le niveau de soutien dont dispose chaque candidat. L’objectif étant d’obtenir au moins neuf voix et, surtout, éviter tout veto de l’un des cinq membres permanents (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie). Une fois un nom dégagé par le Conseil, celui-ci est transmis à l’Assemblée générale, qui procède alors à la nomination formelle du futur secrétaire général.

Freddy EYOGUE

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page