Francophonie : À Monaco, l’IFDD cherche la clé des financements climatiques

Réunis les 15 et 16 juin 2026 au Musée océanographique de Monaco, les membres du Conseil d’orientation de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD) ont affiché une ambition commune pour transformer les engagements climatiques en projets financés, concrets, mesurables.
C’est face à la Méditerranée que s’est tenu le 35e Conseil d’orientation de l’IFDD, bras technique de l’Organisation internationale de la Francophonie. Le choix de Monaco n’était pas anodin : la principauté, partenaire de l’Institut depuis 2014, a profité de l’occasion pour annoncer, par la voix d’Isabelle Rosabrunetto, directrice générale des Relations extérieures et de la Coopération, que son soutien serait non seulement reconduit, mais amplifié à partir de 2027.
L’enjeu central de cette session : déverrouiller l’accès des États francophones aux financements climatiques et en faveur de la biodiversité. Un défi structurel qui mobilise les 88 États et gouvernements membres de l’OIF, souvent dotés d’engagements ambitieux sur le papier, mais confrontés à des obstacles techniques et institutionnels au moment de les convertir en projets éligibles aux grands fonds internationaux.
Intervenant à mi-parcours de la programmation 2026, cette 35e session n’avait pas vocation à dresser un bilan complaisant. Les délégués ont passé au crible les avancées enregistrées et recalibré les priorités autour de quatre chantiers : climat, biodiversité, finance durable et tourisme durable. Monaco et la Wallonie ont contribué à nourrir les échanges en partageant leurs expériences respectives en matière d’économie bleue, de tourisme responsable et de politiques territoriales de transition. Des retours concrets, utiles à des États qui n’ont ni le temps ni les moyens de réinventer des solutions déjà éprouvées ailleurs.
L’IFDD entend bien dépasser son rôle d’instance d’orientation. Sa mission affirmée : outiller les États membres pour qu’ils franchissent le pas entre la promesse climatique et la ligne de crédit, entre le discours et l’école construite, la mangrove restaurée, l’emploi vert créé.
À Monaco, la Francophonie a choisi de parler moins de protocoles que de feuilles de route.
Marcelle NTONGONO



