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Xénophobie en Afrique du Sud : Pretoria tente de rassurer un continent en colère

La pression monte à Pretoria. Confronté à une nouvelle vague de violences contre des étrangers, Cyril Ramaphosa tente de reprendre l’initiative en annonçant des arrestations et en appelant à un sommet extraordinaire de l’Union africaine. Une réaction jugée tardive par plusieurs capitales africaines.

Cyril Ramaphosa a tenté de reprendre le contrôle du récit, ce 26 août 2026, en s’adressant au Parlement. Le président sud-africain a assuré que « ceux qui perpètrent des violences contre les ressortissants étrangers seront traduits en justice », précisant que des arrestations étaient déjà en cours. Une déclaration ferme, destinée à répondre à l’indignation croissante dans plusieurs pays africains dont les ressortissants ont été pris pour cible.*

Sur le terrain diplomatique, Pretoria tente également de désamorcer la crise. Ramaphosa a proposé la tenue d’un sommet extraordinaire de l’Union africaine consacré aux migrations, un dossier devenu explosif à mesure que les tensions s’accumulent. Parallèlement, il a dépêché son envoyé spécial, Ronald Lamola, dans cinq pays particulièrement concernés : Nigeria, Ghana, Zimbabwe, Mozambique et RDC.

La mission commence pourtant sous de mauvais auspices. À Abuja, le président nigérian Bola Tinubu a refusé de recevoir Ronald Lamola lors d’une visite récente. Un geste interprété comme un signal clair de la crispation diplomatique entre les deux pays. Malgré cela, Ramaphosa assure que l’Afrique du Sud n’est « ni snobée ni isolée ».

Pour de nombreux gouvernements africains, cette réaction arrive trop tard. Les violences xénophobes en Afrique du Sud ne sont pas nouvelles et ont déjà provoqué des rapatriements massifs, des rappels d’ambassadeurs et une série de crises bilatérales. Dans plusieurs capitales, l’annonce de Pretoria est perçue comme une réponse « après la bataille », au risque d’alimenter l’image d’un pouvoir dépassé par les événements.

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La communication du gouvernement sud-africain est également critiquée. Le temps mis pour condamner fermement les attaques et annoncer des mesures concrètes interroge sur la capacité de Pretoria à gérer une crise qui s’amplifie à chaque cycle de violences. À l’heure où les réseaux sociaux accélèrent les tensions, le retard à la réaction devient un enjeu politique en soi.

Avec ses annonces, Ramaphosa espère reprendre la main. Reste à savoir si les arrestations promises et l’offensive diplomatique suffiront à convaincre les pays concernés que Pretoria prend enfin la mesure du problème.

Marcelle NTONGONO

Xénophobie en Afrique du Sud : Pretoria tente de rassurer un continent en colère

La pression monte à Pretoria. Confronté à une nouvelle vague de violences contre des étrangers, Cyril Ramaphosa tente de reprendre l’initiative en annonçant des arrestations et en appelant à un sommet extraordinaire de l’Union africaine. Une réaction jugée tardive par plusieurs capitales africaines.

Cyril Ramaphosa a tenté de reprendre le contrôle du récit, ce 26 août 2026, en s’adressant au Parlement. Le président sud-africain a assuré que « ceux qui perpètrent des violences contre les ressortissants étrangers seront traduits en justice », précisant que des arrestations étaient déjà en cours. Une déclaration ferme, destinée à répondre à l’indignation croissante dans plusieurs pays africains dont les ressortissants ont été pris pour cible.*

Sur le terrain diplomatique, Pretoria tente également de désamorcer la crise. Ramaphosa a proposé la tenue d’un sommet extraordinaire de l’Union africaine consacré aux migrations, un dossier devenu explosif à mesure que les tensions s’accumulent. Parallèlement, il a dépêché son envoyé spécial, Ronald Lamola, dans cinq pays particulièrement concernés : Nigeria, Ghana, Zimbabwe, Mozambique et RDC.

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La mission commence pourtant sous de mauvais auspices. À Abuja, le président nigérian Bola Tinubu a refusé de recevoir Ronald Lamola lors d’une visite récente. Un geste interprété comme un signal clair de la crispation diplomatique entre les deux pays. Malgré cela, Ramaphosa assure que l’Afrique du Sud n’est « ni snobée ni isolée ».

Pour de nombreux gouvernements africains, cette réaction arrive trop tard. Les violences xénophobes en Afrique du Sud ne sont pas nouvelles et ont déjà provoqué des rapatriements massifs, des rappels d’ambassadeurs et une série de crises bilatérales. Dans plusieurs capitales, l’annonce de Pretoria est perçue comme une réponse « après la bataille », au risque d’alimenter l’image d’un pouvoir dépassé par les événements.

La communication du gouvernement sud-africain est également critiquée. Le temps mis pour condamner fermement les attaques et annoncer des mesures concrètes interroge sur la capacité de Pretoria à gérer une crise qui s’amplifie à chaque cycle de violences. À l’heure où les réseaux sociaux accélèrent les tensions, le retard à la réaction devient un enjeu politique en soi.

Avec ses annonces, Ramaphosa espère reprendre la main. Reste à savoir si les arrestations promises et l’offensive diplomatique suffiront à convaincre les pays concernés que Pretoria prend enfin la mesure du problème.

Marcelle NTONGONO

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