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Guinée : la HAC durcit le ton envers les médias internationaux‎‎

À Conakry, les relations entre les autorités et les médias internationaux se tendent. En deux jours, la Haute Autorité de la communication (HAC) a pris des mesures contre deux acteurs de la presse étrangère.



‎Mercredi 16 septembre, la HAC a retiré l’accréditation de Mamadou Diawo Barry, correspondant de Jeune Afrique en Guinée. L’autorité de régulation évoque des manquements aux règles professionnelles et aux principes d’objectivité et d’équilibre de l’information.


‎Le lendemain, c’est France 24 qui a été interdite de diffusion dans le pays. La décision fait notamment suite à l’utilisation à l’antenne de l’expression « président putschiste » pour désigner le chef de l’État guinéen, Mamadi Doumbouya. La chaîne avait pourtant présenté des excuses après une demande de la HAC.


‎Ces deux décisions, prises à quelques heures d’intervalle, relancent le débat sur les conditions de travail des médias internationaux en Guinée. Pour les autorités, il s’agit de faire respecter les règles qui encadrent la profession. Pour des organisations de défense de la presse, ces sanctions soulèvent des inquiétudes concernant la liberté d’informer.


‎Le retrait d’une accréditation n’est pas sans conséquence pour un correspondant. Elle lui permet notamment d’exercer son activité auprès des institutions et de couvrir certains événements officiels. Sa suppression peut donc compliquer le travail quotidien du journaliste et limiter son accès à certaines sources.


‎Ces mesures interviennent également dans un contexte où les relations entre les autorités guinéennes et plusieurs médias étrangers font régulièrement débat. Elles attirent ainsi l’attention sur la place accordée à la presse internationale dans le pays et sur les règles auxquelles elle doit se conformer pour continuer à y travailler.


‎Andréa

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