Économie

Côte d’Ivoire : Premier pays d’Afrique subsaharienne à “faible risque” de dette‎‎

La Côte d’Ivoire vient de franchir un palier. Ce 24 juin 2026, le Fonds monétaire international a officiellement classé le pays dans la catégorie des économies à “faible risque” de surendettement. Une première en Afrique subsaharienne. Jusqu’ici, aucun État de la région n’avait atteint ce niveau, que ce soit pour la dette extérieure ou pour l’ensemble de la dette publique.


‎Le FMI évalue la soutenabilité de la dette sur une période de vingt ans, selon trois niveaux : faible, modéré et élevé. Depuis l’initiative PPTE de 2012, la Côte d’Ivoire évoluait dans la zone « modéré ». Elle en sort aujourd’hui grâce à une capacité d’emprunt jugée désormais “forte”, avec des indicateurs largement au‑dessus des seuils de vulnérabilité.


‎Avant même la publication intégrale du rapport, le gouvernement ivoirien a mis en avant trois leviers :une croissance économique résiliente,un meilleur recouvrement fiscal,et une gestion plus stricte de la dette.Pour l’économiste Stanislas Zézé, président de l’agence Bloomfield, le signal envoyé est limpide : « La Côte d’Ivoire est un pays crédible ». Et la crédibilité, rappelle-t-il, ouvre l’accès à des financements plus abondants et moins coûteux.


‎Mais cette nouvelle étiquette s’accompagne d’exigences : augmenter les recettes propres, réduire la pression du service de la dette et emprunter moins, mais mieux. Les investisseurs, eux, observent de près.


‎ Dans un contexte international tendu, le passage à « risque faible » constitue un marqueur de sérieux. Pour Abidjan, l’impact attendu est double : des emprunts à moindre coût et un élargissement du cercle des bailleurs potentiels. Une dynamique bienvenue à quelques jours du Groupe consultatif, prévu les 8 et 9 juillet, où le pays espère mobiliser 3 400 milliards de FCFA pour compléter le financement de son plan quinquennal de plus de 114 000 milliards.


‎Avec ce nouveau statut, la Côte d’Ivoire arrive à la table des négociations avec un atout unique en Afrique subsaharienne. Un argument que personne d’autre ne peut encore avancer.


‎Marcelle NTONGONO

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subsaharienne à “faible risque” de dette


‎La Côte d’Ivoire vient de franchir un palier. Ce 24 juin 2026, le Fonds monétaire international a officiellement classé le pays dans la catégorie des économies à “faible risque” de surendettement. Une première en Afrique subsaharienne. Jusqu’ici, aucun État de la région n’avait atteint ce niveau, que ce soit pour la dette extérieure ou pour l’ensemble de la dette publique.


‎Le FMI évalue la soutenabilité de la dette sur une période de vingt ans, selon trois niveaux : faible, modéré et élevé. Depuis l’initiative PPTE de 2012, la Côte d’Ivoire évoluait dans la zone « modéré ». Elle en sort aujourd’hui grâce à une capacité d’emprunt jugée désormais “forte”, avec des indicateurs largement au‑dessus des seuils de vulnérabilité.


‎Avant même la publication intégrale du rapport, le gouvernement ivoirien a mis en avant trois leviers :une croissance économique résiliente,un meilleur recouvrement fiscal,et une gestion plus stricte de la dette.Pour l’économiste Stanislas Zézé, président de l’agence Bloomfield, le signal envoyé est limpide : « La Côte d’Ivoire est un pays crédible ». Et la crédibilité, rappelle-t-il, ouvre l’accès à des financements plus abondants et moins coûteux.


‎Mais cette nouvelle étiquette s’accompagne d’exigences : augmenter les recettes propres, réduire la pression du service de la dette et emprunter moins, mais mieux. Les investisseurs, eux, observent de près.


‎ Dans un contexte international tendu, le passage à « risque faible » constitue un marqueur de sérieux. Pour Abidjan, l’impact attendu est double : des emprunts à moindre coût et un élargissement du cercle des bailleurs potentiels. Une dynamique bienvenue à quelques jours du Groupe consultatif, prévu les 8 et 9 juillet, où le pays espère mobiliser 3 400 milliards de FCFA pour compléter le financement de son plan quinquennal de plus de 114 000 milliards.


‎Avec ce nouveau statut, la Côte d’Ivoire arrive à la table des négociations avec un atout unique en Afrique subsaharienne. Un argument que personne d’autre ne peut encore avancer.


‎Marcelle NTONGONO

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