Éducation

Gabon : 9 milliards débloqués pour réhabiliter les universités avant la rentrée‎

À moins de cinq semaines de la rentrée universitaire 2026-2027, le gouvernement gabonais annonce 9 milliards de FCFA pour moderniser l’UOB, l’USTM et l’USS. L’enveloppe doit être dépensée avant le 15 septembre. L’ambition affichée est de rendre les campus plus sûrs, plus fonctionnels et plus attractifs.




‎Le constat qui a conduit à cette décision n’est un secret pour personne. Depuis plusieurs années, les universités gabonaises subissent la pression d’effectifs en hausse constante avec des infrastructures qui n’ont pas suivi. Amphithéâtres surchargés, laboratoires vétustes, problèmes d’eau et d’électricité, cités dégradées. Ce 12 août, les autorités ont acté une réponse budgétaire au regard de l’urgence en débloquant 9 milliards de FCFA à répartir à parts égales entre les trois principaux établissements du pays.


‎Concrètement, l’Université Omar Bongo à Libreville, l’Université des Sciences et Techniques de Masuku à Franceville et l’Université des Sciences de la Santé à Libreville recevront chacune 3 milliards de FCFA. L’argent doit servir à boucler les chantiers en cours mais aussi à lancer de nouvelles réhabilitations et des extensions. La priorité a été fixée sur la sécurité des bâtiments, la fonctionnalité des salles de cours et de travaux pratiques, ainsi que sur l’amélioration du cadre de vie et de recherche. L’objectif n’est pas seulement de réparer, il est de mettre les campus au niveau des standards attendus d’un enseignement supérieur moderne.


‎Le défi est d’abord un défi de temps. Le gouvernement a fixé la date du 15 septembre 2026 comme date butoir pour l’achèvement des travaux, soit quelques semaines avant la rentrée. Les équipes techniques et administratives sont annoncées comme pleinement mobilisées pour tenir ce délai. Dans ce contexte, la capacité d’exécution sera déterminante. Entre la disponibilité effective des fonds, la rapidité des procédures et la qualité du suivi de chantier, tout devra être aligné pour que les budgets prévus se traduisent en murs, en équipements et en services opérationnels.


‎Au-delà de l’urgence gabonaise, cet effort s’inscrit dans une ambition plus large pour le gouvernement de Brice Clotaire Oligui Nguéma : disposer d’un système universitaire crédible et efficient.


‎Marcelle NTONGONO

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