Culture

Gabon : le 2e arrondissement de Libreville « fier » d’abriter la Fête des cultures

Après le lancement officiel de la 15e édition de la Fête des cultures, les autorités du 2e arrondissement de Libreville, cadre territorial de l’événement, revendiquent leur part de fierté. Plongée dans une localité qui entend faire de cette manifestation une vitrine.


‎Un vent de célébration et de fraternité souffle à nouveau. Après une période d’absence, la Fête des cultures a rouvert ses portes ce vendredi pour une 15e édition, investissant le 2e arrondissement de Libreville. Une renaissance saluée par les riverains de cette partie de Libreville, au premier rang desquels le maire d’arrondissement, Richard Obiang Ava.


‎Interrogé à l’improviste, au lancement de la cérémonie, il n’a pas caché sa fierté de voir son territoire abriter cet événement d’envergure internationale. Un fait qu’il attribue à une décision politique forte : « Je voudrais d’abord remercier les plus hautes autorités de notre pays, en tête desquelles le président de la République, Brice Clotaire Oligui Ngema, pour avoir décidé de ramener cette fête qui était en sommeil. Elle a été exhumée grâce à la volonté d’un homme. »


‎S’il parle d’exhumation pour l’événement lui-même, l’édile nuance en revanche l’état de la culture gabonaise, qui selon lui n’a jamais disparu : « La culture gabonaise n’était pas morte. Elle vit en nous, dans nos âmes, dans nos familles et nos ménages. La Fête des cultures est une vitrine pour inviter les jeunes générations à découvrir la richesse de nos traditions et celles des pays frères. »


‎Au-delà du patrimoine national, cette 15e édition se distingue par sa forte dimension d’ouverture internationale. Reconnu pour sa diversité démographique et la présence de nombreuses représentations diplomatiques, le 2e arrondissement s’affirme comme un carrefour naturel pour ce dialogue interculturel. Cette année, c’est le Sénégal qui a été désigné pays invité d’honneur, apportant sa tradition artistique et sociale au cœur du rassemblement.

‎« Notre arrondissement abrite une forte communauté étrangère. L’enjeu de cet événement est de permettre à toutes ces cultures de se retrouver pendant trois jours, afin que chacune partage ses connaissances et ses expériences », a souligné le maire, également vice-président du comité d’organisation.


‎Au détour de la célèbre « Rue des saveurs », l’ambiance est aussi économique que festive. Des dizaines de stands exposent mets traditionnels et produits locaux, offrant aux commerçants et familles du secteur une occasion de redynamiser leur activité. Richard Obiang Ava n’a lui-même pas manqué de déguster une purée de maïs locale, tout en échangeant avec les riverains.


‎Face à l’affluence et aux craintes de perturbation du trafic entre le lycée Immaculée-Conception et l’ancienne gare routière, le maire se veut rassurant : un dispositif de sécurité et de régulation routière a été déployé avec les forces de l’ordre, pour garantir la fluidité de la circulation et la quiétude des festivaliers tout au long du week-end.

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Rédaction CQFA


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