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AGOA : Donald Trump soutient une prorogation d’un an

L’African Growth and Opportunity Act (AGOA), principal cadre commercial entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne, a officiellement expiré le 30 septembre 2025, plongeant plusieurs secteurs stratégiques du continent dans une zone d’incertitude. Consciente des répercussions économiques de cette échéance, la Maison-Blanche a annoncé soutenir une extension temporaire d’un an du dispositif, en attendant une éventuelle réforme. Cette position rejoint une promesse informelle formulée quelques jours plus tôt par un responsable gouvernemental du Lesotho.


‎L’expiration de l’AGOA marque un tournant pour les exportateurs africains, désormais confrontés à des coûts plus élevés pour accéder au marché américain. Les nouveaux tarifs douaniers imposés par Washington en 2025 ont déjà suscité une série de plaidoyers en faveur d’une prorogation, notamment de la part des pays les plus dépendants des préférences commerciales américaines.


‎Selon les déclarations de la Maison-Blanche, cette prolongation pourrait être intégrée à une loi de finances temporaire ou adoptée ultérieurement avec effet rétroactif, si un compromis politique se dessine au Congrès. Mais malgré ce soutien affiché, l’avenir de l’AGOA reste incertain, et les négociations s’annoncent complexes.


‎« L’AGOA est un levier essentiel pour préserver et créer des emplois tout en facilitant l’accès des entreprises locales aux marchés internationaux », a rappelé le président sud-africain Cyril Ramaphosa lors d’une intervention à New York. Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer si l’AGOA peut être réformée ou simplement prolongée dans sa forme actuelle.


‎Les enjeux sont considérables. Selon l’institut ODI Global, les pays à revenu faible et intermédiaire pourraient perdre jusqu’à 89 milliards de dollars par an en raison de la hausse des droits de douane et de la réduction de l’aide publique au développement. La Fondation pour les études et recherches sur le développement international (Ferdi) alerte également sur les risques liés à la volatilité des prix des matières premières, exacerbée par les tensions commerciales croissantes entre Washington et Pékin.


‎Dans ce contexte, l’Afrique attend des signaux clairs de la part du Congrès américain. Une prolongation de l’AGOA, même temporaire, permettrait de préserver les acquis commerciaux et d’ouvrir la voie à une réforme plus inclusive et adaptée aux réalités économiques du continent.


‎Marcelle NTONGONO 

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