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Lutte antiblanchiment : Le GAFI retire l’Algérie et la Namibie de sa liste grise‎

Le GAFI blanchit l’Algérie et la Namibie. Ce 19 juin 2026, le Groupe d’action financière a rayé l’Algérie et la Namibie de sa liste grise. Après des mois de surveillance renforcée, les deux États réintègrent le circuit normal. Traduction : les banques et les investisseurs peuvent respirer.



‎L’organisme intergouvernemental, qui traque le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, a salué des « progrès significatifs » dans les dispositifs des deux pays. Concrètement, Alger et Windhoek ont comblé les failles que le GAFI pointait du doigt.


‎Pour l’Algérie, l’épreuve a duré vingt mois. Inscrite en octobre 2024, elle sort aujourd’hui la tête haute. Le GAFI reconnaît que le pays a renforcé son arsenal LBC/FT. Au menu des réformes : un système de déclaration des opérations suspectes rendu plus efficace, un cadre juridique taillé pour geler les avoirs liés au terrorisme, et un tour de vis sur les secteurs à haut risque. Nouvelles procédures de contrôle, sanctions alourdies. Le message est passé : la complaisance, c’est fini.


‎La Namibie, elle aussi, empoche son certificat de bonne conduite. Même diagnostic du GAFI : les carences stratégiques identifiées ont été corrigées. Moins de détails dans le communiqué officiel, mais le résultat est là. Windhoek sort de l’antichambre.


‎Être sur liste grise, c’est porter un boulet. Les banques internationales redoublent de vigilance, les transactions ralentissent, les coûts explosent et les investisseurs hésitent. Sortir de cette liste, c’est retrouver une réputation. C’est adresser au monde un signal sans équivoque : la page de la défiance est tournée, les flux peuvent reprendre.


‎Pour l’Algérie et la Namibie, c’est un signal envoyé aux marchés. Un gage de crédibilité pour attirer capitaux, partenariats et projets. Le travail n’est pas fini (le GAFI continue de veiller), mais la page de la méfiance se tourne définitivement.


‎Marcelle NTONGONO

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