Hantavirus : le Gabon confirme l’absence de cas sur son territoire

Le Gabon n’est pas touché par le foyer d’Hantavirus actuellement surveillé au niveau international. C’est ce qu’indique le ministère de la Santé dans un communiqué rendu public ce 16 mai 2026.Cette clarification intervient dans un contexte de vigilance mondiale. Le 2 mai 2026, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a été notifiée d’un foyer d’Hantavirus, souche Andes, détecté à bord d’un navire de croisière en Atlantique Sud. Le bilan fait état de trois décès et de onze cas confirmés à ce jour. Les patients sont isolés dans leurs pays respectifs, et les personnes contacts, testées négatives jusqu’ici, sont placées en quarantaine.Si aucun cas n’est recensé sur le sol gabonais, les autorités sanitaires ont néanmoins enclenché des mesures préventives. La surveillance épidémiologique a été renforcée dans les aéroports internationaux, le personnel de santé a été sensibilisé, et des fiches d’information sont désormais distribuées aux passagers en provenance de l’international, indique le ministère de la Santé. Lequel appelle par ailleurs la population au respect des gestes de prévention essentiels : lavage régulier des mains, maintien de la salubrité du domicile et lutte active contre la prolifération des rongeurs.La souche Andes est endémique chez les rongeurs d’Amérique du Sud. Elle se transmet à l’homme par contact avec l’urine, les excréments ou la salive de rongeurs infectés, par contact avec des surfaces contaminées, ou par inhalation de poussières contaminées. Après une période d’incubation de une à six semaines, la maladie débute par un syndrome pseudo-grippal avant d’évoluer, dans les cas graves, vers un syndrome cardio-pulmonaire sévère pouvant conduire à la détresse respiratoire, voire au coma. Son taux de létalité varie entre 30 et 60 %. Les cas humains demeurent extrêmement rares en Afrique, où seuls le Cap-Vert et l’Afrique du Sud ont enregistré des signalements isolés.
Marcelle NTONGONO



