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FEGAFOOT : PAM, des victoires forgées par le terrain

Le 18 avril prochain, la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT) renouvellera sa présidence avec Pierre Alain Mounguengui comme unique candidat. Et à l’heure du bilan, une constante s’impose : sous la conduite de PAM, le football gabonais a gagné en présence, en influence et en reconnaissance, bien au‑delà des frontières nationales. Plus qu’un parcours, c’est une série de victoires silencieuses, patiemment construites.

Une diplomatie sportive qui ouvre des portes

‎Si l’on devait résumer l’action de Pierre Alain Mounguengui en un mot, ce serait rayonnement. Sous son mandat, le Gabon n’a jamais été aussi présent dans les instances du football africain et mondial. À la CAF, en plus de lui-même qui est 3e vice-président, deux Gabonais sont désormais permanents au siège du Caire : Serge Assume, au département des Compétitions, et Omer Chakir Paraiso, au département Marketing. Dans les commissions, la présence gabonaise s’est également renforcée avec le Dr Cyrille Mouyopa à la Commission Santé et le Général Mangollo à la Commission Beach Soccer.

‎La représentation gabonaise s’étend aussi à la FIFA, où Gil Sébastien Ndume siège à la Commission des relations institutionnelles, tandis que Pierre Alain Mounguengui lui‑même occupe un rôle au sein de la Commission Développement. À l’UNIFFAC, un Gabonais occupe désormais le poste stratégique de Directeur des Compétitions, preuve supplémentaire d’une influence régionale consolidée.

‎Cette présence accrue n’est pas le fruit du hasard : elle est le résultat d’une diplomatie sportive méthodique, patiente, tissée au fil des années dans les couloirs du Caire, de Zurich et des capitales africaines.

‎Autre victoire majeure : l’élévation du niveau de l’arbitrage gabonais. L’Académie Jules Marius Onwanlele (JMO), fondée sous son impulsion, a vu passer plusieurs arbitres devenus des références, parmi lesquels Éric Otogo, Moukagni Grec ou encore Serge Mombo, sans oublier une nouvelle génération en pleine ascension.

‎Cette dynamique a culminé ce 10 avril 2026, lorsque le trio Atcho, Ditsoga et Abeigne Ndong a été sélectionné pour officier au Mondial 2026. Une première historique pour le Gabon, saluée comme l’un des plus grands succès de l’arbitrage national.

‎Des réformes qui structurent et projettent

‎Sur le plan interne, les réformes statutaires adoptées sous son mandat — intégration du football féminin et de la deuxième division au congrès, élargissement du corps électoral, parrainage des candidatures — ont modernisé la gouvernance de la FEGAFOOT. Les ligues provinciales mettent en avant la régularité retrouvée des championnats de jeunes, la montée en compétence du personnel technique et administratif, ainsi que la construction progressive de sièges provinciaux.

‎Ces avancées, souvent discrètes mais décisives, ont contribué à stabiliser un écosystème longtemps fragile.

‎De la CAF à la FIFA, de l’UNIFFAC aux académies locales, la diplomatie sportive de Pierre Alain Mounguengui a, de l’avis de tous les spécialistes ou presque, permis au Gabon d’exister dans les lieux où se décident les orientations, les financements et les programmes du football. Cette visibilité accrue a ouvert des portes, créé des opportunités et offert aux acteurs gabonais — arbitres, techniciens, administrateurs — une place dans les circuits internationaux.

‎Avec la campagne électorale qui débute ce 10 avril, les acteurs du football gabonais se prononceront dans une semaine. Pour certains observateurs, la réélection de Pierre Alain Mounguengui est souhaitée dans la continuité logique de cette gouvernance marquée par des avancées tangibles et une influence diplomatique assumée. Mais, comme toujours, seul le scrutin dira la suite de l’histoire.



‎Marcelle NTONGONO
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