Afrique : BAD et UA appellent à une ère sans visa

Lors du 39e sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba ouvert le 14 février dernier, les dirigeants politiques, chefs d’entreprise et institutions de développement africains ont réitéré leur appel à la libre circulation des personnes sur le continent. L’objectif est de renforcer la transformation économique de l’Afrique dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Ce symposium de haut niveau sur « la promotion d’une Afrique sans visa pour la prospérité économique » a été organisé conjointement par le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et la commission de l’Union Africaine. Les participants ont souligné que la mobilité est le chaînon manquant du programme d’intégration de l’Afrique.
Alex Mubiru, directeur général du groupe de la BAD pour l’Afrique de l’Est, a déclaré que l’exemption de visas, l’interopérabilité des systèmes numériques et l’intégration des marchés sont des leviers concrets pour favoriser l’entreprenariat, l’innovation et les chaînes de valeur régionales.
Amma A. Twum-Amoah, commissaire à la santé, aux affaires humanitaires et au développement social de la commission de l’Union africaine, a appelé à une mise en œuvre plus rapide des cadres continentaux existants. L’ancienne présidente de la commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, a réaffirmé que la libre circulation est au cœur de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Les participants ont examiné les conclusions du dernier Indice d’ouverture sur les visas en Afrique, qui montre que plus de la moitié des voyages intra-africains nécessitent encore un visa avant le départ. Ils ont conclu que la réalisation d’une Afrique sans visas nécessite une harmonisation des politiques migratoires, des systèmes d’identité numérique et des infrastructures frontalières, ainsi qu’un engagement politique soutenu.
Le groupe de la BAD et la commission de l’Union africaine ont déclaré qu’ils continueraient de collaborer avec les États membres de l’UA et les organismes régionaux pour promouvoir des approches coordonnées en matière de mobilité.
Marcelle NTONGONO



