Religion

Religion : Que retenir de l’année de pontificat de Léon XIV ?

Le 8 mai 2025, la fumée blanche annonçait l’élection du cardinal Robert Francis Prevost, premier pape originaire des États-Unis. Un an plus tard, Léon XIV  commémore  l’événement par une visite sobre à Pompéi et Naples, loin des fastes vaticans. Derrière cette discrétion se dessine un premier bilan en trois points.

Une gouvernance de méthode plus que de rupture

‎Léon XIV a largement reconduit l’appareil hérité de son prédécesseur, procédant à des ajustements ciblés plutôt qu’à une refonte brutale. Sur le plan financier, le Saint-Siège a renoué avec la publication de ses comptes (excédent modeste de 1,6 million d’euros pour 2024). Sur le plan doctrinal, un cycle de catéchèses consacré au concile Vatican a été lancé, présenté comme l’« étoile polaire » de l’Église.

Une diplomatie active sur deux fronts

‎L’engagement pour la paix a été le fil rouge des déplacements pontificaux : voyage au Moyen-Orient (Turquie, Liban) en décembre 2025, tournée africaine (Algérie, Cameroun, Angola, Guinée équatoriale) en avril 2026. Léon XIV a rencontré Volodymyr Zelensky, proposé une médiation sur les enfants ukrainiens et réaffirmé l’opposition du Vatican à toutes les armes nucléaires.

‎À l’inverse, les relations avec l’administration Trump se sont tendues ces dernières semaines. Le président américain a qualifié le pape de « faible » et « nul ». Une visite de Marco Rubio au Vatican, la veille de l’anniversaire, a tenté d’apaiser les tensions.

‎Une popularité réelle mais des défis intacts

‎Les sondages donnent Léon XIV en bonne position : 70 % d’opinions favorables chez les catholiques américains, 86 % en France après trois mois. Reste à finaliser les réformes financières, préparer la visite en France prévue en septembre 2026, et gérer un bras de fer avec Washington qui pourrait s’amplifier. Le pontificat entre aujourd’hui dans sa seconde année,  probablement la plus décisive.



‎Roger BIÈRE 

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