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Nigéria : Dangote offre des actions de sa raffinerie à 778 000 femmes‎‎

À l’approche de la clôture de l’introduction en Bourse de sa raffinerie, Aliko Dangote a annoncé le don de 20 actions à près de 778 000 Nigérianes vulnérables, faisant de ces femmes des copropriétaires de l’un des plus grands complexes industriels du continent.
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‎Philanthrope et homme le plus riche d’Afrique, Aliko Dangote soigne l’effet d’annonce. Le 18 octobre 2026, alors que l’introduction en Bourse de sa mégaraffinerie mobilise les investisseurs à Lagos, sa fondation a révélé que 777 907 femmes issues de 15 États deviendraient actionnaires de Dangote Petroleum Refinery and Petrochemicals. Il s’agit de l’opération d’inclusion financière la plus vaste jamais lancée au Nigeria, selon ses promoteurs.
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‎Au-delà du don, le message est celui d’une volonté de rééquilibrage. Longtemps tenues en marge des circuits du capital, les Nigérianes occupent pourtant une place centrale dans l’économie réelle, du commerce de proximité à la prise en charge des familles. Les associer à l’actionnariat d’un empire industriel revient à leur reconnaître un rôle de copropriétaires de la croissance.
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‎Le mécanisme est simple. Chaque bénéficiaire reçoit 20 actions, dont 10 sont financées par son État d’origine et 10 par la Fondation. Au total, 15,56 millions de titres sont distribués, pour une enveloppe d’environ 8 milliards de nairas (3,52 milliards de FCFA). Cela représente à peine 7 à 8 dollars par femme, mais, pour la plupart d’entre elles, c’est la première part d’entreprise de leur vie.
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‎Les bénéficiaires sont des veuves, des survivantes de conflits et des femmes vivant avec 100 000 nairas (44 000 FCFA) par mois ou moins. L’État de Gombe ouvre la voie : il a débloqué 149,2 millions de nairas (65,6 millions de FCFA) pour 28 284 femmes. Zouera Youssoufou, directrice générale de la Fondation, insiste sur un point : il s’agit d’un don, non d’un prêt. Les actions restent la propriété des bénéficiaires, qui perçoivent les dividendes dès l’origine et peuvent les transmettre.
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‎Le programme ne se limite pas aux femmes. Les étudiants peuvent acquérir 10 actions et voir leur mise doublée par la Fondation, qui en finance 10 supplémentaires. Elle y consacre 40 milliards de nairas (17,6 milliards de FCFA), un programme qui vise aussi cinq millions d’étudiants.
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‎Cette initiative s’adosse à l’une des plus importantes opérations financières du continent. Lancée le 14 septembre, l’introduction en Bourse porte sur 4,1 milliards d’actions, proposées à 525 nairas l’unité (231 FCFA), avec un ticket d’entrée de 10 titres. Elle représente près de 3 % du capital du complexe. Initialement prévue jusqu’au 13 octobre, elle vient d’être prolongée de deux semaines.
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‎Ce n’est peut-être qu’un début. Lors de l’Assemblée générale de l’ONU, en septembre, Aliko Dangote a fixé l’objectif de deux millions de femmes bénéficiaires. Si l’ambition se concrétise, elle pourrait inspirer d’autres grands groupes africains et faire de l’actionnariat populaire un levier d’inclusion financière à l’échelle du continent.
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‎Marcelle NTONGONO
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