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Mali : Assimi Goïta inaugure son centre d’intelligence artificielle et de robotique‎

Le chef de la Transition a inauguré, le 21 septembre, à Kati, le Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali. Financé entièrement sur fonds nationaux, le CIAR-Mali, déjà en activité depuis 2025, ambitionne de former les ingénieurs dont le pays a besoin.


‎À la veille du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance, le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition, a inauguré le lundi 21 septembre 2026 le Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali (CIAR-Mali), à Kati Sirakoro Niaré. La première pierre avait été posée par ses soins le 7 juin 2023.
‎Le Premier ministre, le président du Conseil national de Transition, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Bouréma Kansaye, et la directrice du centre, Jacqueline Konaté Sogoba, assistaient à la cérémonie, devant une population de Kati venue nombreuse.


‎Le projet a coûté 33 milliards de F CFA, « entièrement financés sur le budget national », a insisté Bouréma Kansaye. Conçu par l’architecte malien Abdoulaye Arama, le complexe compte six bâtiments : amphithéâtre, dortoirs, centre de soins, mais aussi espaces administratifs, salle de sport, restaurant, salle dédiée aux drones et salles techniques. Il abrite également des laboratoires spécialisés et un atelier de fabrication et d’assemblage de systèmes intelligents.


Des cours déjà dispensés


‎Le centre n’a pas attendu son inauguration pour fonctionner. Les enseignements ont démarré en 2025 et, selon les chiffres du gouvernement de mars 2026, 94 apprenants étaient inscrits : 54 en licence et 40 en formation préparatoire.


‎La directrice annonce des cursus sélectifs, portés par des compétences maliennes, résidentes comme issues de la diaspora. Quatre filières sont prévues : intelligence artificielle, systèmes avancés et robotique, science des données, ingénierie des systèmes informatiques intelligents.


‎Le CIAR-Mali a pour mission prioritaire de fournir des solutions nationales dans quatre secteurs : l’agriculture, la santé, la sécurité et les mines. Dans son allocution, Assimi Goïta a rappelé que le centre, bâti par des entreprises maliennes, doit servir l’autonomie technologique du pays. Il a appelé les futurs usagers à en préserver les infrastructures et voulu en faire un « catalyseur de solutions concrètes » face aux défis prioritaires de la nation.


‎Au-delà de Bamako, l’initiative illustre une ambition partagée par plusieurs capitales africaines : former sur place ses ingénieurs et ses chercheurs plutôt que d’importer des solutions clés en main.


‎FATOUMATA Naida Sidibé

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