Energie

‎Gabon : L’eau d’un côté, le courant de l’autre, la SEEG scindée en deux entités

Le Conseil des ministres a fermé un chapitre ce 25 juin 2026. Celui de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), seule à porter l’eau et le courant depuis des années. Deux lois ont été adoptées. Elles créent tour à tour la « Gabonaise des Eaux » et « Électricité du Gabon ». L’objectif annoncé est simple : chaque métier aura son opérateur spécialisé, au service de l’État.


‎Les deux entités seront des sociétés d’économie mixte. L’État garde la main, sans fermer la porte aux capitaux privés. La Gabonaise des Eaux hérite de toute la chaîne de l’eau : capter, produire, transporter, stocker, distribuer. Électricité du Gabon prend le relais sur le réseau, les infrastructures, la sécurité de l’approvisionnement et la transition énergétique.


‎Cette décision vient après une longue accumulation d’avaries pour la SEEG : Branchements directs non comptés, pertes qui pèsent sur les comptes, impayés aux partenaires. Mais surtout, un service loin d’être optimal pour les usagers. Scinder, c’est séparer les responsabilités pour que chaque secteur soit désormais lisible et pilotable.


‎Reste la limite de l’exercice. Car un découpage institutionnel ne refait pas les réseaux, n’apure pas les arriérés, ne finance pas les travaux. La loi ne dit rien, pour l’instant, sur les effectifs repris, les actifs transférés ou la dette laissée derrière. La séparation étant un outil, elle ne vaudra réellement que par les moyens qui l’accompagnent et par la clarté des engagements. Au bout, une seule mesure : l’eau au robinet et la lumière stable, de Libreville à l’intérieur du pays.


‎Marcelle NTONGONO

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