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Bénin : le Sénat prend corps avec la nomination de ses premiers membres‎

Réuni ce 1er juillet 2026 en Conseil des ministres, le gouvernement a annoncé les dix sénateurs désignés par le chef de l’État. Quatre autres nommés par le président de l’Assemblée nationale complètent la liste. L’institution, créée en novembre 2025, s’installe avant la présidentielle de 2026. »


‎C’est fait. Le 1er juillet, en Conseil des ministres, le gouvernement béninois a acté la première étape concrète de la mise en place du Sénat. Dix personnalités ont été désignées par le chef de l’État : Alassane Seidou, Fortunet Alain Nouatin, Robert Gbian, Taffa Adam, Albert Ezin Badou, Ousmane Batoko, Raïmi Amadou, Paul Hounkpè, Emmanuel Tiando et Pascal Irénée Koupaki.


‎De son côté, le président de l’Assemblée nationale a nommé quatre autres membres en tête desquels, Adidjatou Mathys, Abraham Zinzindohoué, Sacca Lafia et Charles Toko. Ces quatorze sénateurs nommés rejoindront les membres de droit prévus par la constitution, à savoir les anciens présidents de la République, les anciens présidents de l’Assemblée nationale et les anciens présidents de la Cour constitutionnelle.


‎Le Sénat est l’une des principales innovations de la révision constitutionnelle adoptée dans la nuit du 14 au 15 novembre 2025, puis promulguée le 17 décembre 2025 par la loi constitutionnelle n° 2025-20. Ce texte a instauré un Parlement bicaméral au Bénin, en faisant de la Chambre haute le contrepoids de l’Assemblée nationale.


‎La Constitution révisée lui confie un rôle large : contribuer à la régulation de la vie politique, veiller au renforcement de l’unité nationale, de la démocratie, de la sécurité publique et de la paix. Sur le plan législatif, le Sénat examinera les textes adoptés par l’Assemblée nationale et pourra demander une seconde lecture de certaines lois, à l’exception des lois de finances. Ces premières nominations ouvrent donc la voie à l’installation effective de l’institution. Le timing est significatif, il intervient à l’approche de l’élection présidentielle de 2026. La mise en place du Sénat devient ainsi l’un des actes fondateurs du nouveau cycle institutionnel.


‎Entre expérience, régulation et stabilité, ces 14 premiers sénateurs auront la charge de donner corps à une Chambre dont l’utilité politique sera jugée dans les mois qui viennent.


‎Marcelle NTONGONO

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