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Côte d’Ivoire : Djamo Finances renverse la hiérarchie de la microfinance‎‎

En moins d’un an d’existence, la filiale de la fintech Djamo devient le premier acteur du secteur en nombre de clients. Avec plus de 1,1 million de clients revendiqués au 30 juin 2026, elle devance l’historique UNACOOPEC-CI et porte à elle seule la croissance de tout un secteur. Une ascension fulgurante qui interroge.
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‎C’est une montée discrète mais aux conséquences majeures pour l’inclusion financière. Djamo Finances SA est désormais la première institution de microfinance de Côte d’Ivoire en nombre de clients. La confirmation vient de la Direction des systèmes financiers décentralisés, rattachée à la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique. Dans sa note de conjoncture du deuxième trimestre 2026, l’autorité de surveillance chiffre à 1 108 520 le nombre de clients de Djamo Finances au 30 juin 2026.
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‎Le chiffre est d’autant plus spectaculaire qu’il traduit une progression exponentielle. Trois mois plus tôt, l’établissement en comptait 415 779. Sa clientèle a donc été multipliée par 2,7 en un seul trimestre. Une performance qui lui permet de s’adjuger 28,8% de parts de marché et de dépasser l’UNACOOPEC-CI. L’institution coopérative, qui a longtemps régné sans partage sur le secteur, recense désormais 966 944 membres, soit 25,2% de la clientèle totale.
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‎L’arrivée de Djamo Finances est en train de redessiner les contours de la microfinance ivoirienne. Le 30 juin 2026, le secteur comptait 3,84 millions de clients, en hausse de 902 809 personnes sur le trimestre. A elle seule, la filiale microfinance de Djamo concentre près de 77% de cette croissance nette. C’est un  constat sans appel, hors de Djamo Finances, le nombre de clients du secteur est resté quasi stable depuis un an.
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‎Cette percée illustre la force du modèle 100% mobile porté par Djamo. Agréée par la BCEAO en septembre 2025, Djamo Finances SA a transposé dans le cadre réglementaire de la microfinance son offre déjà éprouvée dans la fintech : un compte courant, un compte d’épargne rémunéré et un accès au crédit, le tout opérable depuis un smartphone. Une proposition qui a trouvé un écho immédiat dans une population jeune et largement sous-bancarisée.
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‎Le tableau n’est cependant pas sans zones d’ombre. La croissance spectaculaire du secteur s’accompagne d’un recul de l’inclusion des femmes. Au deuxième trimestre 2026, leur part dans la clientèle totale de la microfinance est retombée à 31,9%, soit une baisse de 1,2 point en trois mois. La dynamique portée par Djamo Finances explique en partie ce repli. En clair, sa clientèle est composée à 72,5 % d’hommes. Un déséquilibre qui constitue désormais un point de vigilance majeur pour les autorités et pour l’ensemble des acteurs engagés dans la finance inclusive.
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‎Marcelle NTONGONO

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