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Burkina Faso : la peine de mort fait son retour dans le Code pénal‎‎

Huit ans après l’avoir abolie, le Burkina Faso rétablit la peine capitale. Adopté à l’unanimité par l’Assemblée législative de transition, le nouveau Code pénal l’étend au terrorisme, à la haute trahison et à l’espionnage.
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‎Huit ans après l’avoir abolie, le Burkina Faso rétablit officiellement la peine de mort. Le mardi 20 octobre 2026, l’Assemblée législative de transition (ALT) a adopté à l’unanimité de ses 71 membres le nouveau Code pénal présenté par le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala. Le texte acte le retour de la peine capitale dans l’arsenal judiciaire burkinabè.
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‎Celle-ci retrouve le sommet de l’échelle des peines. Elle pourra être prononcée contre les auteurs d’actes de terrorisme, de haute trahison et d’espionnage, mais aussi contre ceux qui importent des produits périmés ou prohibés ayant entraîné la mort. La loi précise que la sanction s’applique à l’auteur comme à son complice.
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‎Le Code va plus loin. Il prévoit la réclusion criminelle à perpétuité pour les détournements de fonds publics au-delà d’un certain seuil, assortie d’une amende égale au triple de la somme détournée. Les peines liées à la sécurité routière sont également considérablement durcies. Pour le ministre Bayala, cette refonte vise à renforcer l’ordre public, à protéger les personnes et les biens et à adapter la loi pénale aux nouvelles formes de criminalité.
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‎Ce rétablissement marque une rupture avec la loi du 31 mai 2018, par laquelle le pays, alors présidé par Roch Marc Christian Kaboré, avait aboli la peine de mort. La dernière exécution remontait à 1988. Le projet avait été validé en Conseil des ministres le 4 décembre 2025.
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‎Marcelle NTONGONO
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