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SÉNÉGAL / 7ᵉ SALON AFRIQUE UNIE : ZITA OLIGUI NGUEMA AUX CÔTÉS DES FEMMES ET DE LA JEUNESSE AFRICAINES

La Première dame du Gabon, Zita Oligui Nguema, a pris part, jeudi 15 octobre 2026 à Dakar, à l’ouverture de la 7ᵉ édition du Salon Afrique Unie. Organisée au Grand Théâtre national Doudou-Ndiaye-Rose, cette rencontre panafricaine est consacrée aux enjeux d’éducation, de formation, d’emploi, d’entrepreneuriat et d’autonomisation des femmes et des jeunes.

La présence de Zita Oligui Nguema aux côtés de ses homologues africaines a constitué une marque de soutien aux causes défendues lors de cette édition, notamment l’insertion professionnelle des jeunes, l’autonomisation économique des femmes et la promotion des filles dans les filières scientifiques. Elle témoigne également de la volonté du Gabon de prendre part aux dynamiques continentales en faveur d’un développement plus inclusif.

Autour de la Première dame du Sénégal, Marie Khone Faye, marraine de l’événement, étaient notamment présentes Zita Oligui Nguema du Gabon, Fatima Maada Bio de Sierra Leone, Fatoumatta Bah-Barrow de Gambie, Brigitte Touadéra de la République centrafricaine, Angeline Ndayishimiye du Burundi et Débora Katisa Carvalho du Cap-Vert.

Cette présence collective a donné une dimension particulière à la cérémonie. Elle a offert aux différents intervenants l’occasion d’interpeller les épouses des chefs d’État sur la nécessité de porter, au plus haut niveau, les préoccupations des femmes et de la jeunesse africaines.

Un appel en faveur des femmes dans les sciences

Parmi les interventions marquantes figurait celle de la professeure Adama Sow Badji, enseignante-chercheuse à l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar et coordonnatrice d’un rapport continental de l’UNESCO intitulé : « Investir dans les femmes en sciences : impact économique des financements publics en Afrique ».

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Ayant directement participé à l’élaboration de cette étude, la professeure Adama Sow Badji a souhaité qu’un exemplaire du rapport soit remis à chacune des Premières dames présentes. Elle les a également invitées à devenir les ambassadrices de cette cause dans leurs pays respectifs, afin de favoriser l’accès des filles et des femmes aux sciences, à la recherche, à l’innovation et aux mécanismes publics de financement.

Publié par l’UNESCO en 2026, ce rapport met en évidence les retombées économiques que pourrait produire un investissement plus important dans la formation scientifique des femmes. Selon l’étude, une augmentation de 10 % des investissements ciblés dans l’enseignement supérieur féminin pourrait entraîner une progression de 12,8 % du produit intérieur brut et une expansion de 14 % du secteur tertiaire.

Le coût du sous-investissement dans les femmes scientifiques est, quant à lui, estimé à 105 milliards de dollars par an pour l’Afrique subsaharienne.

L’appel lancé aux Premières dames vise ainsi à transformer leur influence institutionnelle en un puissant instrument de plaidoyer. Il s’agit notamment d’encourager les États à promouvoir l’égalité dans les filières scientifiques, à soutenir les chercheuses et à intégrer davantage les femmes dans les politiques d’innovation et de développement.

Pour Zita Oligui Nguema, cette sollicitation rejoint plusieurs initiatives déjà engagées au Gabon. À travers la Fondation Ma Bannière, la Première dame soutient des programmes en faveur de la formation, de l’employabilité et de l’insertion professionnelle des jeunes.

Le programme ACTI’Jeunes accompagne notamment les jeunes en difficulté à travers des actions de formation et d’orientation professionnelle. Le Centre de compétences professionnelles et entrepreneuriales Zita Oligui Nguema développe également des formations à l’employabilité ainsi qu’un incubateur consacré à l’entrepreneuriat des jeunes.

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En mars 2026, la Fondation Ma Bannière s’est par ailleurs associée à l’Organisation internationale de la Francophonie pour organiser à Libreville un atelier régional sur l’autonomisation des jeunes femmes dans les filières agricoles. Une trentaine de participantes venues de six pays d’Afrique centrale avaient bénéficié d’un programme de formation, de mentorat et de mise en réseau destiné à consolider leurs projets entrepreneuriaux.

L’expérience gabonaise partagée à Dakar

La délégation gabonaise comprenait également Danielle Cynthia Nyangui, présidente de l’Association professionnelle des bureaux de change du Gabon et du Fonds d’appui au financement des microprojets. Invitée comme panéliste, elle a présenté l’expérience gabonaise en matière d’autonomisation économique des femmes et des jeunes.

« Il m’a été demandé d’apporter ma contribution et mon expertise aux échanges. Il s’agissait de montrer l’expérience du Gabon, la manière dont nous abordons cette problématique et les solutions que nous envisageons », a-t-elle expliqué.

Son intervention a mis en avant l’importance de l’accès au financement, de la formation et de l’accompagnement technique pour permettre aux femmes et aux jeunes de transformer leurs initiatives en activités économiquement viables et durables.

Une édition portée par Rokhaya Ndaw Diatta et Urmine Gounongbé Médénou

La cérémonie d’ouverture a également été marquée par les interventions successives des deux principales organisatrices, Rokhaya Ndaw Diatta et Urmine Gounongbé Médénou.

Rokhaya Ndaw Diatta est présidente d’honneur de l’Association de soutien international. Urmine Gounongbé Médénou, promotrice du Salon Afrique Unie, est secrétaire générale de l’Association Salon Afrique Unie.

Dans leurs interventions, elles ont rappelé que le Salon ambitionne de devenir une plateforme de rencontres, de coopération et de valorisation des initiatives reliant l’Afrique, ses diasporas, les Caraïbes et les Outre-mer.

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Les deux organisatrices ont également insisté sur la nécessité de fédérer les énergies africaines autour des principaux défis du continent : éducation, formation, emploi, industrialisation, entrepreneuriat, autonomisation économique et inclusion sociale.

À travers sa participation, Zita Oligui Nguema apporte ainsi son soutien à une mobilisation continentale qui rejoint les actions sociales, éducatives et économiques conduites au Gabon en faveur des femmes et des jeunes.

Aux côtés de ses homologues, la Première dame du Gabon est désormais sollicitée pour porter davantage le plaidoyer en faveur des femmes dans les sciences et encourager sa prise en compte dans les politiques publiques. Une mission qui prolonge son engagement en faveur de la formation, de l’entrepreneuriat et de l’accompagnement des populations vulnérables.

Marianne IWANI

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