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‎Maroc : Fatima Ezzahra El Mansouri, première femme Première ministre du royaume‎

Le roi Mohammed VI a nommé, mardi 29 septembre 2026, l’avocate Fatima Ezzahra El Mansouri à la tête du gouvernement marocain, à la suite de la victoire de son parti, le Parti authenticité et modernité (PAM), aux élections législatives de la semaine dernière. Une première dans l’histoire du royaume, qui place d’emblée la nouvelle cheffe de l’exécutif face aux attentes d’une jeunesse en quête de réponses.
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‎C’est une première dans l’histoire politique du Maroc. Le roi Mohammed VI a confié, mardi, la direction du gouvernement à une femme, Fatima Ezzahra El Mansouri. Cette désignation intervient quelques jours seulement après le scrutin législatif, remporté en nombre de sièges par le PAM, formation de tendance centriste, qui lui ouvre naturellement la voie de la primature.
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‎Âgée de 50 ans, la nouvelle Première ministre est avocate de formation. Elle a dirigé pendant plusieurs années la ville de Marrakech en qualité de maire, avant d’exercer des responsabilités ministérielles au sein de la précédente coalition gouvernementale. Un parcours à la fois local et national qui nourrit son profil d’élue expérimentée.
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‎Une majorité encore à construire
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‎Si le PAM est arrivé en tête, il n’a toutefois pas décroché la majorité absolue. Fatima Ezzahra El Mansouri devra donc engager des négociations avec d’autres formations politiques afin de bâtir une coalition capable de gouverner. Son expérience de coordinatrice nationale de son parti pourrait constituer un atout dans cet exercice de conciliation.
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‎Tout au long de la campagne, la cheffe du PAM a placé les jeunes au centre de son projet, promettant de « restaurer l’espoir » dans un pays soumis à des tensions économiques et sociales croissantes. « Les jeunes traversent une crise et nous devons leur fournir des réponses », affirmait-elle, assurant vouloir apporter « des solutions concrètes » et pas seulement des discours.
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‎L’enjeu est de taille. Le malaise de la jeunesse marocaine s’est exprimé avec force ces derniers mois : par les mobilisations meurtrières conduites l’an dernier par la génération Z, puis par la ruée massive de candidats à l’exil vers l’enclave espagnole de Ceuta, en juillet dernier. Chômage, cherté de la vie et inégalités sociales persistantes figurent en tête des dossiers que devra traiter le nouvel exécutif.
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‎Des dossiers stratégiques à piloter
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‎Dans une monarchie constitutionnelle où le souverain conserve de larges prérogatives sur la politique étrangère, la défense et plusieurs portefeuilles clés, la marge de manœuvre de la Première ministre se jouera principalement sur le terrain économique et social. Elle aura toutefois à superviser les préparatifs du Maroc en vue de la co-organisation de la Coupe du monde 2030, et à poursuivre la mise en œuvre du plan d’autonomie défendu par le gouvernement pour le Sahara occidental, territoire au statut contesté.
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‎Entre attentes sociales pressantes et arithmétique parlementaire délicate, Fatima Ezzahra El Mansouri entre en fonction avec un symbole fort, mais aussi avec l’obligation de résultats rapides.
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‎FATOUMATA Naida Sidibé
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