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OMC : La réunion de Yaoundé s’achève sur un échec

La conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui s’est tenue du 26 au 29 mars dernier à Yaoundé, s’est achevée sans accord sur les principaux dossiers à l’agenda, dont la réforme de l’institution, l’agriculture ou encore le commerce électronique. Malgré des sessions nocturnes et une prolongation des discussions au-delà de la date initiale de clôture, les divergences entre les 166 États membres ont empêché toute avancée concrète.

‎Le point de blocage majeur a porté sur le moratoire interdisant depuis 1998 l’imposition de droits de douane sur les transmissions électroniques transfrontalières. Expiré faute d’accord, ce mécanisme était défendu par les pays développés, en particulier les États-Unis, qui souhaitaient le rendre permanent.

‎Un compromis autour d’une prolongation de cinq ans a échoué après l’intervention du Brésil, qui a conditionné son soutien à des progrès sur les discussions agricoles,  un sujet stratégique pour de nombreux pays en développement, où l’OMC peine à progresser depuis des années.
‎‎La directrice générale de l’organisation, Ngozi Okonjo-Iweala, a salué l’intensité des échanges sans masquer l’absence de résultat. Fondé sur le consensus, le mode de décision de l’OMC complique l’adoption de réformes pourtant jugées urgentes, dans un contexte de tensions commerciales mondiales et de montée du protectionnisme.

Si l’expiration du moratoire ouvre désormais la voie à des politiques tarifaires différenciées selon les États, l’échec de cette conférence illustre la difficulté croissante de l’institution à produire des accords multilatéraux.



‎Roger BIÈRE 

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