RDC : Sous pression, Vital Kamerhe quitte la présidence de l’Assemblée nationale

Vital Kamerhe n’est plus le président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC). Il a annoncé sa démission lors d’une réunion de la conférence des présidents, tenue lundi au Palais du Peuple, après plusieurs jours de tensions internes.
Cette décision survient alors que les députés devaient se prononcer sur une pétition visant des membres du bureau de l’Assemblée, dont lui-même. Le texte, soutenu par 262 signataires, dénonçait notamment des malversations financières présumées et un blocage du contrôle parlementaire.
Une démission présentée comme un sacrifice
Devant ses pairs, Vital Kamerhe a justifié son départ par l’ »intérêt national », affirmant vouloir éviter que « sa petite personne ne bloque une grande institution ». Il a réaffirmé sa loyauté au président Félix Tshisekedi, se disant « resté loyal au président de la République ».
Interrogé depuis New York où il participait à l’Assemblée générale des Nations Unies, le chef de l’État a nié toute implication dans cette démission. Il a qualifié Vital Kamerhe de « frère » et d’ »allié », tout en rappelant son rôle de garant des institutions.
Une alliance politique sous pression
Cette démission relance les interrogations sur la solidité de l’Union sacrée, la majorité présidentielle. L’intérim est assuré par Jean-Claude Tshilumbay, premier vice-président, en attendant l’élection d’un nouveau président.
Roger BIÈRE



