États-Unis : 5 000 Afrikaners accueillis sous Trump

Depuis la décision du président Donald Trump d’accueillir les Afrikaners sur le sol américain, près de 5 000 d’entre eux ont quitté l’Afrique du Sud pour les États-Unis. Selon un document du département d’État américain, 4 499 réfugiés ont été admis depuis le début de l’année budgétaire. À l’exception de trois Afghans, la quasi-totalité sont des Afrikaners. Ce chiffre s’ajoute aux 340 Sud-Africains blancs déjà accueillis au début du nouveau mandat de Donald Trump.
La demande ne faiblit pas. Plus de 1 500 Afrikaners sont arrivés aux États-Unis en février et environ 1 300 en mars. Après un premier vol affrété par Washington en mai 2025, ils empruntent désormais des vols commerciaux. La majorité s’est installée au Texas, en Floride et en Californie.
Parallèlement, l’administration Trump a fortement réduit le plafond de réfugiés admis aux États-Unis : 7 500 maximum cette année, contre environ 100 000 par an sous Joe Biden. Cette politique migratoire, jugée discriminatoire, est dénoncée par un collectif de réfugiés qui a déposé plainte. Le collectif reproche à Washington de « bloquer de manière catégorique et illégale l’admission de personnes vulnérables issues d’autres régions » et d’empêcher le regroupement familial pour « des populations explicitement prioritaires, selon le Congrès ».
Le président américain accuse régulièrement Pretoria de persécuter les Blancs, reprenant des affirmations diffusées dans la Maison Blanche sous les yeux de son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa lors de sa visite en mai 2025. Ces propos s’appuyaient sur des photos et vidéos trompeuses ou fausses.
Les Afrikaners, descendants de colons néerlandais et de huguenots français installés à la pointe de l’Afrique aux XVIIe et XVIIIe siècles, sont considérés par Donald Trump comme victimes d’une persécution que les autorités sud-africaines jugent sans fondement.
Marcelle NTONGONO



