Politique

Côte d’Ivoire : Alliance des deux principaux partis d’opposition contre le RHDP

Les deux principaux partis d’opposition ivoiriens, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), ont officialisé ce jeudi 19 juin 2025  une alliance électorale lors d’une conférence de presse à Abidjan. Considérée comme « historique » par les observateurs politiques, cette coalition entend briser l’hégémonie du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) au pouvoir, en perspective des scrutins municipaux de 2025 et de l’élection présidentielle de 2026.

Les  piliers de l’alliance

Selon la déclaration commune des deux partis, relayée par APA News,  l’accord repose sur trois axes majeurs :  D’abord, Un candidat unique  pour la présidentielle de 2026, désigné à l’issue de primaires internes.  Ensuite, Un programme partagé,  centré sur la «  réconciliation nationale »,  la lutte contre la corruption et la réforme institutionnelle.  Enfin, Un suivi conjoint du processus électoral,  avec le soutien d’observateurs internationaux. 

Le «front commun» portera également d’autres actions prioritaires  telles que :  L’inscription électorale de Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Guillaume Soro, Charles Blé Goudé et Noël Akossi Bendjo ;  Une révision du fichier électoral  avant le scrutin d’octobre ;  L’instauration d’un dialogue politique inclusif.  Mises en garde et appels à l’unitéTidjane Thiam, président du PDCI-RDA,  a lancé un avertissement depuis l’Europe, où il réside depuis trois mois : « Si rien n’est fait, l’élection présidentielle n’aura pas de légitimité »

Mises en garde et appels à l’inité

Tidjane Thiam, président du PDCI RDA, a lancé un avertissement depuis l’Europe, ou il réside depuis trois mois: « si rien n’est fait, l’élection présidentielle n’aura pas de légitimité ».

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Simone Ehivet Gbagbo, porte parole de cette coalition à quant elle déclaré au micro de RFI :  » les partis politiques dans l’opposition maintiennent, pour preserver les ivoiriens des desirs et tentatuves scélerates de violence,leur appel au dialogue national , en vue de pacifier les esprits et conjurer le sort des violences électorales »

Contexte politique

Cette annonce s’inscrit dans un contexte particulier, marqué par plusieurs enjeux : La fracture persistante héritée de la crise post-électorale de 2010-2011 ; Les critiques récurrentes concernant la gestion du fichier électoral et les accusations de partialité à l’encontre de la Commission électorale indépendante (CEI), relevées par Le Monde ;  La pression croissante de la communauté internationale, notamment de l’Union africaine et de l’ONU, en faveur d’élections inclusives et transparentes.Face à cette initiative, la réaction du pouvoir a été mesurée.

Interrogé par l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP), Mamadou Touré, porte-parole du RHDP, a déclaré : « Nous respectons le droit de l’opposition à s’organiser, mais c’est aux urnes que les Ivoiriens trancheront. ». Pour Kouadio Yeboua, politologue cité par Africa Radio, « cette coalition change la donne. Elle pourrait réveiller l’électorat urbain et jeune, désillusionné par le RHDP ».

Un optimisme tempéré par l’OBSERVATOIRE CITOYEN, une ONG locale, qui souligne : « Reste à voir si cette union survivra aux ambitions personnelles et aux pressions financières ».

Pour concrétiser leur alliance, les partenaires ont dévoilé un plan d’action en deux temps : une tournée nationale afin de rallier leurs bases, suivie du dépôt légal de leur accord auprès du ministère de l’Intérieur dans un délai de 30 jours, comme confirmé par l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP).

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Roger BIÈRE 

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