CEDEAO : La Guinée suspendue de l’organisation après le putsch

À la suite du coup d’État qui a renversé le président Umaro Sissoco Embaló le 26 novembre 2025, la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a immédiatement activé ses mécanismes de crise, en suspendant la Guinée Bissau de ses instances dirigeantes.
Le général Horta N’Tam, ancien chef d’état-major de l’armée de terre, a été investi président de la transition pour une durée d’un an. Il justifie cette prise de pouvoir par la nécessité de lutter contre le narcotrafic et la corruption, des maux qui minent durablement la stabilité du pays.
Face à cette rupture de l’ordre constitutionnel, la CEDEAO a pris des mesures immédiates. Par ailleurs, l’organisation ouest-africaine a dépêché sur place une mission de médiation urgente, tout en organisant l’exfiltration sécurisée du président destitué vers le Sénégal.
Cette nouvelle crise politique s’inscrit dans le cycle d’instabilité chronique qui frappe la Guinée-Bissau, où les coups d’État se succèdent depuis l’indépendance du pays en 1974.
Cette dernière incursion des militaires dans le champ politique survient dans un contexte particulièrement tendu, alors que le pays attendait les résultats de l’élection présidentielle du 23 novembre 2025.
Roger BIÈRE



