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Exportation d’acier et d’aluminium : l’Afrique face au mur douanier américain

Depuis le 3 juin 2025, le président Donald Trump a rendu publique sa décision d’augmenter des droits de douane à 50% sur les produits en acier et en aluminium importés aux États-Unis, bien plus que les 25% qu’il avait déjà fixé sur les deux matériaux en mars dernier.

Trump entend ainsi protèger l’industrie américaine de l’acier et de l’aluminium en réduisant les importations, jugées menaçantes pour la sécurité nationale américaine.

Cette décision frappe de plein fouet plusieurs pays africains, notamment l’Égypte, l’Afrique du Sud, l’Algérie et la Tunisie, qui exportent de grandes quantités de métaux industriels vers les États-Unis.

Pour exemple, en 2024, l’Afrique du Sud  a exporté pour 5,77 milliards USD de fonte, fer et acier, et 2,17 milliards USD d’aluminium.
Le complexe Tsyali d’Algérie a lui récemment exporté 54 000 tonnes de plaques d’acier vers la Turquie et l’Italie, et vise les États-Unis avec une capacité annuelle de 2,5 millions de tonnes.

L’augmentation des droits de douane américains pourrait ainsi entraîner une chute des exportations africaines vers les États-Unis, affectant directement les recettes d’exportation, l’emploi et les chaînes de valeur locales. Les entreprises sidérurgiques et métallurgiques, déjà confrontées à une concurrence mondiale féroce, risquent de voir leurs marges s’effondrer.

Toutefois, les pays africains peuvent réagir à cette décision en diversifiant leurs marchés d’exportation, en renforçant leur industrie nationale de transformation pour créer plus de valeur ajoutée. Ou encore,  en négociant avec les États-Unis pour obtenir des exemptions ciblées des droits de douane, à l’instar de certains pays asiatiques.

Quoiqu’il en soit, les pays africains devront adapter leurs stratégies économiques pour minimiser l’impact négatif de cette décision, et maximiser les opportunités.

Lire Aussi:  L’Afrique face à l’opportunité du « Zéro tarif » douanier chinois

Marcelle NTONGONO 

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