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Afrique Automobile : GESPARC dévoile l’E-Lux, un HILUX rétrofité en 100% électrique, dans une ancienne mine du Maroc

Oued Zem (Maroc), 11-12 juin 2025 — C’est dans le décor spectaculaire d’une ancienne mine de phosphate reconvertie en centre d’essai automobile par UTAC, à Oued Zem, à 1h-30 de Casablanca que l’entreprise gabonaise GESPARC, filiale du groupe SOGAFRIC, s’apprête à présenter son dernier pari technologique et écologique : le E-Lux, une Toyota HILUX transformée en véhicule 100 % électrique.

Pensé pour relever les défis des environnements les plus exigeants du continent africain — zones rurales, routes dégradées, absence de réseau électrique fiable — le E-Lux ambitionne d’allier robustesse mécanique, autonomie et transition énergétique.

Ce projet de rétrofit consiste à remplacer le moteur thermique d’un HILUX par une motorisation électrique, tout en conservant les qualités tout-terrain et la fiabilité reconnue de ce pick-up emblématique, le plus répandu en Afrique. Avec une autonomie réelle annoncée de 190 km en conditions « off-road », une zéro émission locale, et plus de 8 tonnes de CO₂ économisées par véhicule sur un cycle de 8000 km, l’initiative se veut à la croisée de la mobilité verte, de l’économie circulaire et du pragmatisme industriel africain.

L’événement organisé par Julien SORET, le Directeur général de GESPARC, se tient en présence de, Boris KERANGALL DGA, le Directeur général adjoint de SOGAFRIC Holding, Arnaud PIGOUNIDES, Président de REV Mobilités, le constructeur du prototype, Christophe Lamy de Développement Afrique Wheelsecure et de Zoran Vekoski, Concepteur et Directeur technique de Wheelsecure, des autorités marocaines et des invités spéciaux, Marocains, Subsahariens et internationaux.

Pour les dirigeants de SOGAFRIC et de GESPARC, L’E-Lux n’est pas une simple innovation technique. C’est un changement de paradigme pour des flottes africaines entières. Réparer l’existant, l’électrifier, et le maintenir à coût réduit, avec 100 % des pièces déjà disponibles : c’est une révolution.

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Avant l’événement Julien SORET a fait Mardi une brève présentation à l’arrivée des premiers participants.  

Tests grandeur nature et démonstrations dynamiques

Durant deux jours, les 11 et 12 juin, 27 invités par jour — décideurs économiques, représentants des autorités marocaines, partenaires technologiques, journalistes spécialisés — auront l’occasion d’assister à des démonstrations dynamiques et des ateliers immersifs.

Au programme on note des essais comparatifs entre un HILUX thermique et le E-Lux sur les pistes accidentées du site UTAC, des baptêmes de piste et drift encadrés par des pilotes professionnels et des ateliers pratiques en rotation, dont une démonstration spectaculaire de la technologie anti-crevaison développée par l’entreprise partenaire Wheelsecure : des pneus traités et non traités seront soumis au passage sur des planches à clous, pour illustrer la résistance renforcée offerte par leur solution.

Cette mise à l’épreuve grandeur nature, sur un terrain emblématique de reconversion industrielle et écologique, reflète l’ambition de GESPARC de déployer des solutions adaptées aux réalités africaines : terrains complexes, réseaux énergétiques fragiles, besoin de mobilité durable et fiable.

Un prototype au croisement des transitions

En introduisant l’E-Lux, GESPARC ne vise pas seulement les grandes flottes d’entreprises ou les institutions publiques. Le véhicule se positionne comme une solution locale à l’enjeu global de la décarbonation, à travers un processus de rétrofit reproductible à l’échelle régionale. Cette stratégie permet de valoriser les véhicules existants, de limiter les importations, et de créer une chaîne de valeur sur le continent.

Le message porté par cet événement est clair : l’Afrique peut elle-même être actrice de son basculement vers la mobilité électrique, en s’appuyant sur ses propres usages, ses infrastructures disponibles, et une approche innovante mais réaliste.

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      Marianne IWANI

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