Congo : Ouverture du dialogue politique à un mois de la présidentielle

À moins d’un mois de l’élection présidentielle de mars 2026, les acteurs politiques congolais se sont réunis lundi 16 février à Djambala, dans le centre du pays, pour un dialogue de quatre jours visant à garantir un scrutin apaisé. Le président Denis Sassou-Nguesso, 82 ans, au pouvoir depuis plus de quarante ans, est candidat à sa propre succession.
Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a ouvert les travaux devant plus d’une centaine de personnalités de la majorité et de l’opposition, appelant à « surmonter les émotions, les préjugés et les intransigeances ». « La concertation renforce les relations entre les acteurs et crée une synergie politique plus saine », a-t-il déclaré.
Ces rencontres, organisées avant chaque élection présidentielle, visent à prévenir les tensions électorales dans un pays où le chef de l’État sortant brigue un nouveau mandat après plus de quarante ans à la tête du pays.
Une opposition partiellement représentée
Deux des six candidats d’opposition à la présidentielle sont absents de ces assises, leur parti n’ayant pas encore été agréé par le ministère de l’Intérieur. Destin Gavet, candidat du Mouvement Républicain présent à Djambala, a insisté sur la nécessité que « les recommandations issues de cette concertation soient automatiquement applicables à l’élection à venir, contrairement au passé ».
Parmi les demandes récurrentes de l’opposition figure l’introduction du vote biométrique pour remplacer le scrutin manuel, une requête jusqu’ici restée lettre morte. La crédibilité de ce dialogue dépendra donc de la mise en œuvre effective de ses conclusions.
Roger BIÈRE



