Économie

Afrique centrale et inclusion financière féminine : un retard à rattraper !

L’Afrique centrale accuse du retard en matière d’inclusion financière des femmes, pourtant essentielle au développement économique et social du continent. Selon le classement 2025 du Centre africain pour la transformation économique (ACET), cette sous-région se situe loin derrière l’Afrique australe et l’Afrique de l’Est. 

Sur 42 pays africains étudiés, l’Afrique du Sud domine le classement grâce à un système financier robuste et à l’essor rapide des services numériques. Le Kenya occupe la deuxième place avec un score de 86,1/100, enregistrant une progression de 12,6 points entre 2011 et 2022. Il est suivi par la Namibie (84,3 points), Maurice (83,3 points), l’Ouganda (74,8 points), le Lesotho (71,4 points), Eswatini (65 points), le Sénégal et le Botswana (64,7 points chacun), tandis que le Mali clôture le Top 10 avec 60 points sur 100. 

Le Cameroun, leader en Afrique centrale

Premier de sa sous-région, le Cameroun se classe 14ᵉ à l’échelle continentale, avec une moyenne de 45,6 points. Il est suivi par le Tchad (15ᵉ) et le Gabon (17ᵉ). L majorité des pays d’Afrique centrale se situent plutôt dans la moitié inférieure ou le bas du classement. On y retrouve la République du Congo (21ème), la Centrafrique (36ème), la République Démocratique du Congo (40ème).

À noter que 12 pays, dont la Guinée équatoriale, ont été exclus faute de données suffisantes. 

L’étude repose sur six indicateurs répartis en trois catégories, à savoir : l’accès aux services financiers formels (possession d’un compte bancaire ou d’un portefeuille mobile, taux d’épargne dans une institution financière); l’accès au crédit, et l’utilisation des technologies financières (achats via mobile ou Internet, etc.) 

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Chaque pays reçoit une note sur une échelle de 0 à 100, l’indice final étant calculé en agrégeant ces critères à parts égales. Dernier point : les données utilisées proviennent de 2022, dernière année prise en compte par l’étude.

Marcelle NTONGONO

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