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RCA : A la fois engagée aux côtés des plus vulnérables, et première dame de la République, qui est donc Tina Marguerite Touadera ?

Née d’une famille chrétienne, Tina Marguerite Touadera est pasteure de formation en théologie, et militante des droits des femmes et des filles en République Centrafricaine. Fondatrice de l’ONG GROUFEPA (Groupement des Femmes Agropastorales pour la lutte contre le VIH), qui a été créée le 17 juillet 1999, elle est mariée avec l’actuel président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadera. Elle est mère de 6 enfants.

La première dame de la République Centrafricaine a fait ses études primaires à Bossangoa, une ville située à 305 km au nord du pays, avant de poursuivre ses études secondaires et professionnelles à Bangui la capitale.

Elle fut d’abord un cadre de la mairie de Bimbo, puis du ministère des Finances et du Budget avant d’être trésorière de l’Association des groupements des agriculteurs de Centrafrique dont elle est aujourd’hui la présidente d’honneur.

Tina Marguerite Touadera a également travaillé comme comptable dans un groupement d’aide sociale. Son riche parcours ne s’arrête pas là. L’épouse du président centrafricain fut aussi vice-présidente du Réseau des personnes vivant avec le VIH/SIDA, avant d’être conseillère de l’orientation des personnes vivant avec le VIH/SIDA.

Aujourd’hui retraitée de la fonction publique, la première dame poursuit le combat à travers lequel elle s’est engagée depuis ses études secondaires en assistant les personnes les plus vulnérables.   

« Déjà, il faut savoir que je me suis engagée pour la cause des plus vulnérables de manière officielle depuis plus de 25 ans, avant d’être première dame. Bien avant, en tant que lycéenne avec mes petits commerces, j’étais déjà connue pour le soutien matériel et moral à mes collègues en manque de tenues, de livres, de cahiers entre autres. Mais, mes actions sont toujours orientées en faveur des femmes et des enfants, en particulier ceux qui sont dans des difficultés », a-t-elle confié au Magazine Ceux qui Font l’Afrique.

A travers son ONG GROUFEPA, qui intervient dans plusieurs domaines de la vie, Tina Marguerite Touadera continue d’œuvrer aux côtés des personnes en situation difficile. Avec son équipe, elle a apporté des réponses en termes de santé maternelle et infantile à travers les constructions de centres de santé et de maternités, mais aussi par la distribution de kits médicaux et l’accompagnement holistique des personnes atteintes du VIH/SIDA, de la Covid-19, du paludisme, entre autres. Car, la santé, l’éducation, la protection de la femme et de l’enfant, l’agriculture et l’environnement constituent les champs d’intervention de son organisation.

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Il faut noter que cette ONG nationale tire sa force des partenariats qu’elle tisse, notamment avec les agences des Nations Unies et les églises où elle œuvre en sa qualité de pasteure. « Comme je suis pasteure, j’interviens aussi dans des églises. Nous assistons les veuves et les orphelins. Au niveau international, nous travaillons avec la FAO, l’UNFPA, l’UNICEF, pour ne citer que ces organismes-là. Par exemple avec la FAO, nous avons distribué des semences à des milliers de ménages », fait-elle savoir.

A la fois engagée dans les œuvres humanitaires et première dame de la République, comment Tina Marguerite Touadera arrive-t-elle à s’en sortir ? A cette question du Magazine Ceux Qui Font l’Afrique, la présidente de GROUPEFA sourit et rassure. « Je suis à l’aise dans tout ce que je fais. Ce n’est pas aujourd’hui que je me suis engagée. J’ai démarré quand j’étais encore élève au lycée. Donc, déjà, j’ai pris cette habitude. Actuellement, je garde toujours cette bonne habitude. Je n’ai pas de peine pour les deux activités et je fais toujours bien mon travail dans l’organisation que je dirige et dans mon foyer. Il suffit de s’organiser pour s’en sortir », a-t-elle confié.

Aux jeunes filles et aux femmes de la République Centrafricaine et d’Afrique, elle interpelle sur la nécessité d’avoir confiance en soi et sur l’engagement dont il faut faire montre au travail en tant qu’élément catalyseur de l’autonomie de la femme.

« Ce que je peux dire aux femmes et aux filles, c’est d’avoir confiance en elles-mêmes. C’est de ne pas se minimiser. Seul le travail peut nous faire sortir de la pauvreté. Le travail peut rendre la femme autonome, il faut aimer son travail », rappelle-t-elle.

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SAMSUNG CSC

Tina Marguerite Touadera tient donc des qualités et des expériences exceptionnelles qui font d’elle la marraine de nombreux évènements des organisations féminines dans son pays. A titre d’exemple, elle est désignée marraine nationale de la première édition du Salon national de l’entreprenariat féminin, organisée du 4 au 9 mars 2024 à Bangui, par la Fédération des Associations des Femmes Entrepreneures Centrafricaines (FAFECA). Elle est par ailleurs la marraine de l’Association des Veuves de Policiers de la République Centrafricaine (AVPC).

« Aujourd’hui, mon engagement pour la cause des plus vulnérables m’a valu beaucoup de distinctions, dont le Prix de l’insertion socio-économique des femmes et filles, qui m’a été attribué par l’UNFPA. Et je suis nommée ambassadrice pour la nutrition par le mouvement SAN », fait-elle savoir pour conclure.

Erick Ngaba

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