Transport aérien

Gabon/Cherté des taxes aériennes, le débat qui s’est invité à  l’ATAF 2025

Ce samedi 22 novembre 2025, Fly Gabon a accueilli à Libreville la 131ᵉ Assemblée générale de l’Association des Transporteurs aériens francophones (ATAF). Une cinquantaine de compagnies aériennes, de décideurs et de partenaires de l’industrie se sont réunis pour débattre des grands défis du secteur aéronautique, notamment l’optimisation des coûts grâce à l’intelligence artificielle et la gestion de la chaîne d’approvisionnement. 

‎Mais en marge de ces assises, une question sensible s’est imposée : la cherté des taxes aériennes appliquées à l’aéroport international Léon Mba, alors même que les autorités gabonaises ambitionnent de repositionner Libreville comme hub aérien régional et international. 


‎Selon le rapport 2024 de l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), le Gabon figure parmi les pays africains où les taxes et redevances sur les vols internationaux sont les plus élevées. En moyenne, un passager quittant Libreville s’acquitte de 297,70 dollars, soit plus de 167 000 FCFA, uniquement en frais imposés. 


‎Une situation jugée préoccupante par les compagnies, y compris Fly Gabon, l’opérateur national désormais tourné vers l’international. Son directeur général, Nyl Moret-Mba, s’est réjoui de la présence des ministres des Transports et du Tourisme, directement concernés par cette problématique : « Lorsque le prix du billet est trop élevé, le tourisme en pâtit. C’est donc l’ensemble de ces enjeux que nous allons examiner aujourd’hui, afin de bâtir nos plans et de les soumettre ensuite à l’État », a-t-il admis. 


‎Gilles Nembé, ministre intérimaire des Transports, a lui aussi reconnu la problématique, non sans ajouter que « l’attractivité de l’aéroport de Libreville est au cœur des engagements du gouvernement ». 


‎Le ministre a par ailleurs invité à considérer les services associés à ces taxes : « La taxe, en tant que telle, n’assure pas nécessairement la valeur de la chose. Il faut regarder l’ensemble. Quels sont les services réellement apportés en retour ? Si l’entrée au Gabon devient plus facile et plus rapide, les voyageurs viendront toujours. Si la gestion des bagages est plus fluide, les voyageurs viendront. Ce qui est dangereux, c’est d’instaurer des taxes sans qu’il y ait de retour tangible. » 


‎Il a enfin rappelé que des réformes sont en cours, mais qu’elles ne peuvent se faire du jour au lendemain, soulignant que l’aviation civile demeure un secteur sensible et délicat. 


‎Freddy EYOGUE
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