Côte d’Ivoire : Le numérique fait son entrée au pré-primaire dès la rentrée 2025-2026

C’est une révolution silencieuse qui se prépare dans les écoles ivoiriennes. Le numérique fera son entrée dans les salles de classe dès le pré-primaire, c’est-à-dire dès la maternelle, à compter de la rentrée scolaire 2025-2026. L’annonce a été vulgarisée le lundi 30 juin à Abidjan par la ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, Mariatou Koné, au cours d’une séance de travail avec le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana. Une décision qui marque un tournant majeur dans le système éducatif du pays, visant à préparer les plus jeunes aux défis du 21e siècle.
Jusqu’à présent, l’intégration du numérique à l’école se faisait principalement aux niveaux primaire et secondaire. Mais la Côte d’Ivoire, consciente de l’évolution rapide du monde et de l’importance des compétences digitales, a décidé d’aller plus loin. L’objectif est de familiariser les enfants avec les outils numériques dès leur plus jeune âge, quand leur capacité d’apprentissage et d’adaptation est la plus forte.
Concrètement, les tout-petits auront l’occasion de découvrir des tablettes éducatives, des jeux pédagogiques interactifs et des plateformes d’apprentissage adaptées à leur âge. Il ne s’agit pas de remplacer les méthodes d’enseignement traditionnelles, mais de les enrichir, offrant de nouvelles manières d’apprendre à lire, à compter, et à explorer le monde qui les entoure, tout ceci à l’aide du numérique.
Le but ultime étant de préparer l’avenir, stimuler l’apprentissage, réduire la fracture numérique. En intégrant le numérique dès la maternelle, la Côte d’Ivoire s’attaque à la fracture numérique dès la base, en veillant à ce que tous les enfants, quels que soient leur origine ou leur environnement, aient accès à ces technologies.
Mais un tel projet s’accompagne de défis. Il faudra assurer la formation des enseignants, doter les écoles du matériel nécessaire, garantir la connectivité et veiller à une utilisation pédagogique saine et équilibrée des écrans.
Marcelle NTONGONO



