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BENIN: Reconnaissance de nationalité aux afro-descendants

Akhsamiya Martial, présidente de l’association MIR-Bénin : « Quasiment tous les jours, l’association de Mir-Bénin est contactée pour savoir comment on fait pour avoir la nationalité …». 

Dans la communauté des afro-descendants établis au Bénin, c’est un rêve qui se réalise. Une loi  favorise désormais le retour et la naturalisation des descendants d’Africains déportés vers le continent américain. En septembre 2024, le Chef d’Etat béninois a promulgué la loi relative à la reconnaissance de la nationalité béninoise aux afro-descendants.  Le décret d’application, pris deux mois plus tard, fixe les conditions pratiques de la mise en œuvre de la loi. Tout le dispositif est désormais en place pour le retour de cette diaspora qui a soif de se reconnecter à ses origines, même si les choses sérieuses n’ont pas encore commencé. Migration Internationale pour les Réparations (‘’MIR-Bénin’’), une association d’afro-descendants établie au Bénin a beaucoup milité pour l’avènement de cette loi. Dans cette interview accordée à ‘’Ceux qui Font l’Afrique’’, sa présidente Akhsamiya Martial apprécie le nouveau texte. 

Propos recueillis par Abraham Kwame

Depuis septembre 2024, le président Patrice Talon a promulgué la loi relative à la reconnaissance de la nationalité béninoise aux afro-descendants, en novembre, il y a eu le décret d’application. Votre association jubile mais est-ce que vous en connaissez des personnes qui en ont déjà bénéficié 

Personnellement, Non. Je n’en connais pas. Il faut d’abord que la plateforme numérique du ministère de la Justice soit opérationnelle. Je sais que c’est en cours. C’était prévu depuis fin octobre, mi-novembre. Je sais qu’il y a eu des phases de test où la plateforme a bien fonctionné. 

Me concernant, mon compagnon et moi avions été naturalisés en janvier 2024 bien avant l’adoption de la nouvelle loi. C’est arrivé cinq ans après notre installation au Bénin. Le Code de la nationalité exige cinq ans de résidence au Bénin pour demander la nationalité. Il faut quand même préciser que dans notre cas, nous avions bénéficié d’une mesure exceptionnelle du président Patrice Talon. Il nous a donné un grand coup de pouce après une rencontre avec lui. Cette décision du président a aussi profité à d’autres membres de la communauté afro-descendante qui sont déjà des résidents au Bénin. Moi, je suis afro-descendante de la Martinique, il y en a d’autres qui viennent de la Guadeloupe, d’Haïti qui ont aussi bénéficié de la naturalisation.



Vous sentez vous pleinement intégrés avec cette naturalisation ?


En fait, dès notre première arrivée au Bénin, nous nous sommes tout de suite sentis chez nous. Franchement, je n’ai pas eu d’effort d’intégration à faire parce qu’à part, quand même la langue locale (le Fon, Ndlr). Là, on commence à apprendre. Parfois, on y retrouve un peu de sonorités de la langue locale martiniquaise mais il faut de la bonne volonté. Sinon, à part ça, au niveau culturel, au niveau social, les Béninois nous ont toujours bien accueillis quand on dit qu’on vient de la Martinique. Ils disent, « Vous êtes chez vous ». On se sent bien au niveau de l’alimentation, de la végétation, de l’atmosphère. On se sent chez nous.


Qu’est-ce qui vous a poussé à entreprendre ce projet de venir vous installer au Bénin ? 

Je pense que pendant longtemps, nous avons été instruits à l’école coloniale. Nous avons été  influencés par les médias qui, malheureusement, nous ont donné une perception erronée du continent africain, de son histoire, de ses valeurs, de sa culture. Nous avons grandi avec cette version de l’histoire et c’est vrai qu’en tant que descendants d’Africains déportés et mis en esclavage, on a toujours mis de côté un peu cette histoire tragique. C’était plutôt une honte de savoir que nous étions descendants de personnes qui ont été réduites en esclavage. Maintenant, il y a eu des chercheurs, des historiens afro-caribéens qui ont fait des recherches, qui ont vulgarisé leurs recherches. Ces travaux nous ont ouvert les yeux et nous ont donné une autre vision du continent africain, de son histoire et de sa population aussi. Nous avons bénéficié de ces lumières qui nous ont donné une image beaucoup plus positive de l’histoire, je dirais, de l’histoire cachée, de l’histoire de l’Afrique qui n’est pas enseignée. Plus précisément, le chercheur feu Kalala Omotunde, paix à son âme, a été vraiment une très, très, très grande lumière, parce que moi-même, j’ai étudié pendant un an dans son institut en Martinique. Et vraiment, il nous a fait tomber amoureux de l’Afrique, de son histoire et tout. C’est quelqu’un qui nous a vraiment permis d’être fiers de nos origines africaines. C’est vrai  qu’il y a eu des métissages  mais souvent, c’étaient des fruits de viols. Ce n’est pas si simple parce que je pense que pour être épanoui, il faut savoir qui on est. Il faut savoir d’où on vient et l’assumer.

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Combien sont-ils les afrodescendants actuellement installés au Bénin

En avez-vous une idée ?

C’est vrai qu’on doit, de manière rigoureuse, pouvoir établir des statistiques mais disons qu’à priori, on serait à peu près une soixantaine.

Vous n’êtes pas nombreux !

Oui, oui, je parle de ceux que je connais plus ou moins. Oui, il y en a qui sont là, effectivement, et il y en a qui arrivent de plus en plus. Il y a un retour vraiment de plus en plus sérieux. 

En Martinique d’où vous venez, y a-t-il un engouement pour le retour ? Est-ce que des proches vous sollicitent pour avoir plus d’informations afin d’entreprendre le voyage retour ? 

Absolument, surtout avec la nouvelle loi. D’ailleurs, j’ai l’exemple de mes parents qui vivent en Martinique et qui ne sont jamais venus sur le continent africain. C’est vrai que lorsqu’on a décidé de manière déterminée de quitter l’île et de s’installer en Afrique, ça a été un peu le choc pour eux. Mais on était tellement déterminés que rien ne pouvait nous retenir et avec le temps et vu l’expérience positive que nous avons faite ici, ils ont pris leur billet d’avion et seront au Bénin dans  quelques mois. 

Ils arrivent en vacances ou pour un projet de retour comme pour vous ? 

C’est pour les vacances mais déjà, le fait de faire ce pas, le fait d’avoir ce désir de venir sur le continent africain et de le concrétiser par un voyage, c’est vraiment un très grand pas. 

Même s’il est vrai que nous sommes venus nous installer au Bénin, nous avons toujours gardé le contact avec les afro-descendants de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane. 

Quasiment tous les jours, l’association de Mir-Bénin est contactée pour savoir comment ça se passe au Bénin. Comment on fait pour s’installer, quelles sont les démarches, comment on fait pour avoir la nationalité, est-ce que c’est déjà opérationnel, donc il y a un réel besoin. 

Chez les afro-descendants, il y a ceux qui sont francophones et les afro-américains par exemple. Les Afro-Américains, on les voit souvent au Ghana, ceux qui viennent de la Martinique, de la Guyane ou d’Haïti choisissent des pays francophones comme le Bénin. Est-ce que la langue influence ce choix ? 

Alors, figurez-vous qu’avant le Bénin, nous avons passé un an au Ghana. Nous étions dans ce pays, le pays de Kwame Nkrumah. C’était important pour nous d’être dans un pays avec une histoire qui a marqué le panafricanisme. Nous y sommes restés un an tout en étant francophones, mais ça ne nous a pas empêché de nous adapter quand même. Cependant, c’est vrai que nous avions tellement soif de connaissances que la langue constituait quand même une barrière. Je dois quand même préciser qu’avant le Ghana, on voulait s’établir au Bénin. C’est parce que je n’ai pas eu d’opportunité professionnelle au Bénin tout de suite, j’en avais eu au Ghana, donc je l’ai saisie.  Maintenant effectivement il y a beaucoup d’afro-descendants anglophones au Ghana, surtout qu’il y a eu en 2019 le ‘’Yearof Return’’ (l’année du retour) avec le Président Nana Akufo-Addo. Nous y étions. Nous avons failli être ghanéens d’ailleurs, parce qu’on avait toutes nos chances mais comme on envisageait de venir au Bénin, on ne l’a pas fait. 

Là, dans notre association, nous sommes en contact avec des afro-descendants qui vivent aux États-Unis ou au Canada. Ce sont souvent des Haïtiens ou des Caribéens qui sont installés aux États-Unis ou au Canada depuis très longtemps, qui sont bilingues pour la plupart mais qui s’organisent pour quand même venir obtenir la nationalité béninoise. Il faut comprendre que même si c’est un pays francophone, c’est quand même une nationalité africaine et c’est surtout cela qui est important, en fait. 

Comme le Bénin, le Ghana aussi est dans une politique de retour des afro-descendants. En mai 2024 par exemple, le président Nana-Akufo-Addo a octroyé la nationale à l’artiste américain Stevie Wonder. Donc plusieurs afro-descendants peuvent choisir d’aller au Ghana qui leur ouvre aussi les bras !

Oui, oui, absolument ! Maintenant, je sais qu’au niveau du Ghana, ce qui a été adopté n’est pas aussi  formalisé qu’au Bénin. Je dis cela parce que je sais que Nana Akufo-Addo, a effectivement octroyé la citoyenneté ghanéenne à des afro-descendants sur décret, mais il n’y a pas une loi qui a été adoptée au niveau du parlement, tel qu’il a été le cas au Bénin. 

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Le Bénin est donc en avance sur tous les autres pays du continent ?

Oui, le Bénin est en avance, le Bénin est pionnier. Et on espère vraiment, que ça va  s’étendre à toute l’Afrique, que tous les pays d’Afrique puissent adopter cette politique d’accueil des frères et sœurs déportés, des descendants de déportés parce que déjà, c’est un droit. Cela s’inscrit dans le droit au retour. Au niveau international, depuis 1974, il y avait eu un congrès panafricain au Mozambique où, justement, les États africains, les Caraïbes aussi ont été encouragés à adopter le principe de double nationalité en faveur de la diaspora historique. 

Et il y a eu plusieurs autres initiatives. En 2002, il y a eu l’Union africaine aussi, le sommet de l’Union africaine et de la diaspora, où ils ont encore remis ce sujet sur la table. Il y a eu en 2001 la conférence internationale contre le racisme à Durban en Afrique du Sud, où il était question aussi de faciliter le retour accueillant des afro-descendants. 

D’ailleurs, Mère Jah, paix à son âme, était à cette conférence (Ndlr, Mère Jah est une guadeloupéenne revenue s’installer au Bénin depuis 1997 avec toute sa famille. Elle a beaucoup milité pour le retour des afro-descendants en Afrique, la terre de leurs ancêtres. Elle est décédée fin avril 2024 au Bénin). Elle était très influente dans notre retour et je pense dans le retour de beaucoup d’autres. Elle a joué un rôle important. Elle a été aussi la vice-présidente et conseillère de notre association ‘’Mir-Bénin’’. D’ailleurs, Père Jah est toujours conseiller.

Il y a plusieurs autres pays d’Afrique francophone où les afro-descendants peuvent choisir de s’établir mais ils ciblent souvent le Bénin. Qu’est-ce qui peut l’expliquer ? 

Pour répondre de manière profonde, je pense que c’est une espèce d’écho qu’on entend dans notre âme, comme une vibration, un écho vibratoire que les afro-descendants entendent. Ils disent souvent, « je veux retourner là d’où mes aïeux sont partis ». On sait que le Bénin a été un carrefour de plusieurs ethnies venant de plusieurs régions, de plusieurs contrées et de plusieurs empires. Les colons sont allés les chercher très loin dans les terres puisqu’ils cherchaient aussi des experts, notamment en agriculture par exemple. 

Donc je pense qu’au niveau du nombre, il y a beaucoup de peuples qui sont passés par le Bénin. Comme vous le savez, nous avons des liens historiques très forts aussi parce que notre ‘’Dada Behanzin’’ (Ndrl, le roi Béhanzin) est quand même resté douze ans en Martinique. Maintenant nous avons choisi le Bénin parce que c’est un pays déjà accueillant, il y a une stabilité et c’est un pays quand même qui fait beaucoup d’efforts pour conserver sa culture, valoriser son patrimoine, valoriser son histoire. On sait combien le gouvernement du président Talon, accompagné du ministre de la Culture,  Jean-Michel Abimbola, ont fait des efforts énormes au niveau du tourisme mémoriel. Donc forcément, les afro-descendants, voyant ces efforts, ne peuvent être qu’attirés par cette politique d’accueil. 

Quelle est la part de la spiritualité dans ce désir de retour ? Le Bénin est présenté comme la terre du Vaudou. Il y a plusieurs afro-descendants à la recherche de réponse à des préoccupations plutôt spirituelles qui reviennent au Bénin parce que selon eux,  c’est l’origine, c’est là qu’ils peuvent avoir du concret. Est-ce que cet aspect joue dans le choix du Bénin ? 

Chacun doit pouvoir répondre en son âme et conscience mais il est vrai que la désaliénation historique emmène une désaliénation culturelle et de ce fait une désaliénation aussi spirituelle. Parce qu’on sait quand même que la religion a été un outil très puissant, très efficace dans la mise en esclavage et cela a totalement aliéné la population africaine. 

Ce qui fait qu’il y a eu effectivement une perte de toutes ces valeurs, parce que pour moi, cette spiritualité est un système de valeurs très riches et très puissant. Et donc, il est vrai que la population afro-descendante, dans ce retour physique sur la terre des aïeux, manifeste aussi un retour à la spiritualité ancestrale. Donc ça compte pour beaucoup dans le choix qui s’opère souvent, de revenir au Bénin par exemple. Pour le moment, on n’a pas évalué, mais en tout cas dans ce qu’on a vu, on se rend compte que oui, il y a une recherche spirituelle. Il y a une quête de vérité qui est effectivement menée ici au Bénin, donc dans le Vaudou.

Jusqu’à présent, on parle des aspects positifs du retour des afro-descendants mais est ce qu’il n’y a pas de désillusions ? C’est-à-dire, des gens qui reviennent avec plein d’espoir et qui sont finalement déçus de ce qu’ils constatent sur le terrain. Y a-t-il de ces cas ? 

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Oui, il y a eu quelques cas. Je ne les connais pas tous mais ceux que j’ai connus, ils ont été effectivement désillusionnés. Je pense que c’est aussi parce qu’ils sont venus peut-être dans un état d’esprit peut-être trop idéaliste. Et c’était des gens avec des tempéraments aussi un peu impatients et pressés. Et puis je crois qu’il faut venir aussi avec de l’humilité. On vient pour apprendre.  Malheureusement parfois, il y a encore un peu l’esprit colonial qui est là. Même si on est foncé de peau et qu’on sait qu’on a des origines africaines, on a été tellement moulés dans l’esprit colonial que parfois, ça ressort. Dans ce cas, ça se passe mal et l’intégration est un échec. 

Alors, revenons un peu à cette nouvelle loi qui facilite l’obtention de la nationalité aux afro-descendants, elle a été promulguée depuis six mois avec toute la publicité qu’il y a eu autour. Mais jusqu’à présent, les choses traînent, avez-vous un appel à lancer aux autorités béninoises ?

Déjà, on attend depuis plusieurs années parce que les demandes de nationalité béninoise par les afro-descendants ne datent pas d’aujourd’hui.

C’est un souhait qui est là depuis plusieurs années, donc je pense que s’ils attendent depuis des années, ils pourront attendre encore quelques mois. 

Donc, je pense que les autorités béninoises sont à pied d’œuvre et qu’elles font de leur mieux pour que la plateforme par laquelle les demandes doivent être soumises, soit opérationnelle. 

On souhaite que ce soit le plus tôt possible parce que la période des vacances approche. C’est déjà  juillet-août, surtout le mois d’août où nous attendons la journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition. Et c’est vrai que c’est une période où il y a beaucoup d’afro-descendants qui profitent de leurs vacances, de leurs congés pour faire ce retour, cette reconnexion. Je pense qu’il y en a beaucoup qui attendent. Nous avons déjà été contactés pour pouvoir faire le déplacement et avoir cette attestation définitive de la nationalité béninoise par reconnaissance. On dira que les ancêtres savent pourquoi ça traîne. On attend l’heure des ancêtres. Quand elle va sonner, ce sera la meilleure. 

Alors concernant la nouvelle loi votée pour faciliter l’obtention de la nationalité béninoise aux afro-descendants, êtes-vous satisfaite entièrement ou avez-vous quelques réserves ? 

Alors les afro-descendants résidant au Bénin, ce sont des personnes qui ont tout quitté, pour la plupart. Elles ont tout vendu et sont venus avec leurs économies, avec des capitaux et investissent. Ils apportent leurs compétences et consomment dans le pays. 

Il se trouve qu’effectivement, par rapport à cette loi alors le texte dit que tous ceux qui ont l’attestation définitive de nationalité peuvent à tout moment obtenir la pleine nationalité béninoise et jouir de tous les droits dans le cadre du code de la nationalité béninoise. 

Or, il se trouve que le code de la nationalité béninoise exige d’abord 5 ans de résidence au Bénin, alors que les afro-descendants qui sont déjà là estiment que ce temps est beaucoup trop long pour plusieurs raisons. 

Déjà nous les afro-descendants, on était déjà un peu assimilés à l’Afrique par le fait qu’on a fait des recherches, par le fait qu’on a tout quitté pour venir. Donc notre temps d’assimilation est beaucoup plus rapide. Et aussi, génétiquement, on est lié étroitement à l’Afrique. Nous sommes en train de faire un plaidoyer pour expliquer aux autorités béninoises que l’afro-descendant ne peut pas être traité comme un étranger à attendre cinq ans pour être pleinement béninois. Donc on souhaite que ce temps de résidence soit réduit.

On comprend votre préoccupation. Mais imaginez un Togolais qui vient demander la nationalité béninoise, il sera soumis aux mêmes dispositions légales quoiqu’étant Africain !

Absolument, sauf qu’un Togolais, ce n’est pas un afro-descendant. Il y a chez l’afro-descendant conscient de son africanité, une grande souffrance.  Malgré le temps qui est passé, les siècles qui sont passés, les épigénéticiens ont démontré qu’il y a des traumatismes qui sont inscrits dans les gènes et nous en souffrons. Ce que nous voulons, c’est de  réduire par exemple le temps de résidence. Pour nous, c’est comme une réparation des préjudices sociaux. C’est comme si vous étiez aux urgences, vous avez mal au cœur et on vous fait attendre cinq  heures au lieu de trois minutes. 

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