
Les représentants du personnel de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) ont publié, le 5 février 2026 à Yaoundé, un communiqué officiel visant à condamner la diffusion récurrente de messages anonymes mettant en cause certains responsables de l’institution sur les réseaux sociaux et via la messagerie professionnelle interne.
Dans ce document, les représentants du personnel expriment leur rejet catégorique de toute initiative qu’ils qualifient d’« attentatoire à l’honneur des dirigeants » et préjudiciable à l’image de la Banque centrale. Ils dénoncent en particulier la circulation de tracts et de prises de position non autorisées, diffusées au nom du personnel ou de ses représentants, sans respect des procédures établies.
Le communiqué rappelle avec insistance que toute expression engageant collectivement le personnel de la BEAC est strictement encadrée par des règles précises, tant sur le fond que sur la forme. Selon les signataires, aucune communication ne saurait valablement engager l’institution ou ses représentants lorsqu’elle émane d’initiatives individuelles, anonymes ou clandestines.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par une intensification des échanges informels sur les plateformes numériques, phénomène auquel sont confrontées de nombreuses grandes institutions publiques et financières. À travers ce texte, les représentants du personnel affirment leur volonté de préserver un climat de sérénité au sein de la BEAC et de réaffirmer l’autorité des canaux de dialogue et de communication reconnus.
Présenté comme une « mise au point officielle », le communiqué se veut avant tout un acte de clarification et de responsabilisation collective. Il ne fait toutefois pas état des motifs ayant pu conduire à la diffusion des messages incriminés, se concentrant exclusivement sur la nécessité du respect de la discipline institutionnelle et des mécanismes formels de représentation du personnel.
Signé par quatre représentants dûment identifiés, ce document entend ainsi marquer une ligne claire entre la parole institutionnelle et les expressions individuelles non encadrées, dans un souci affiché de stabilité, de crédibilité et de protection de l’image de la Banque centrale des États de l’Afrique centrale.



