Congo : Le gouvernement veut échanger la dette contre des actions écologiques

Le Congo envisage un échange dette-nature pour financer ses priorités écologiques, après son retour sur le marché des eurobonds. Ce plan tire parti du rôle crucial que joue la forêt tropicale du bassin du Congo, deuxième plus grande au monde, dans la lutte contre le réchauffement climatique. Cette région abrite une biodiversité exceptionnelle et stocke environ 8 % du carbone mondial.
L’échange dette-nature permettrait au pays d’attirer des investisseurs en finance durable et de valoriser son capital écologique. Les fonds générés pourraient financer des initiatives telles que le reboisement, la surveillance forestière, la gestion durable des ressources naturelles et la création d’emplois verts dans les zones rurales.
Le ministre Yoka a souligné l’importance stratégique du bassin du Congo, affirmant qu’un échange dette-nature est particulièrement pertinent pour le pays. Des expériences similaires ont déjà été menées avec succès dans des pays comme les Seychelles, le Belize et le Gabon, réduisant leur dette extérieure tout en mobilisant des financements environnementaux à long terme.
Bien qu’aucun calendrier n’ait été communiqué, les discussions devraient se poursuivre dans les prochaines semaines. Plusieurs États africains cherchent à transformer leurs actifs naturels en leviers financiers pour soutenir leurs efforts de développement durable.
Marcelle NTONGONO



