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Télécommunications : L’Afrique centrale accélère sa coopération transfrontalière

L’Afrique centrale intensifie sa coopération transfrontalière dans la gestion des fréquences, une ressource stratégique pour les services de télécommunications. Dans cette dynamique, le Congo et l’Angola ont approuvé, les 5 et 7 août derniers, un projet d’accord de coordination des fréquences aux frontières communes. L’objectif : améliorer la qualité des services dans les zones frontalières.


Les délégations congolaises et angolaises ont arrêté les paramètres de coordination pour sept bandes de fréquences, allant de 700 MHz à 3 500 MHz. Elles ont également adopté des dispositions contraignantes, notamment la limitation de la couverture à 1 000 mètres au-delà des frontières, l’interdiction d’antennes omnidirectionnelles dans les zones de proximité et le démantèlement des points de vente irréguliers.



‎D’après l’Autorité de régulation des postes et des communications électroniques du Congo (ARPCE), « ces dispositions seront notifiées aux opérateurs sous 30 jours. Ces derniers disposeront de 60 jours à compter de la notification pour mettre en œuvre les correctifs. »



‎Cette initiative n’est pas isolée. Le Gabon et le Cameroun avaient déjà signé un accord similaire le 4 août 2025. L’ARPCE a également révélé avoir signé des accords bilatéraux avec la République démocratique du Congo (RDC) et le Gabon respectivement en 2021 et en 2023. D’autres initiatives régionales ont également été évoquées, notamment un accord tripartite entre le Cameroun, le Gabon et la Guinée équatoriale en août 2024, ainsi qu’une réunion bilatérale de coordination entre le Tchad et le Cameroun les 15 et 17 juin 2025.



‎L’Union internationale des télécommunications (UIT) souligne que « la propagation des fréquences hertziennes ignore les frontières administratives entre les États. » Elle ajoute que « la coordination internationale des fréquences est donc nécessaire pour un accès équitable aux ressources spectrales ; une utilisation efficace des fréquences afin d’éviter les « gâchis » comme les bandes de garde ou les zones géographiques d’exclusion ; la prévention ou la résolution des risques de brouillages préjudiciables. »



‎Reste à observer la mise en œuvre effective de ces accords. Comme le soulignent plusieurs experts, « une fois formalisé, il conviendra de suivre avec attention la manière dont cet accord sera appliqué sur le terrain. » Cette vigilance concerne non seulement le partenariat bilatéral entre le Congo et l’Angola, mais aussi l’ensemble de la sous-région.



‎Marcelle NTONGONO 

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